🎄 L’Avent de Chaton - Jour 15/24 (Patreon)
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Hier, je vous parlais de comment faire poser un.e modèle.Avant de photographier le nu, j’ai moi-même posé. Pendant des mois - voire des années - pour le même photographe.
C’est là que j’ai compris que la confiance ne tombe jamais du ciel.Elle se construit, lentement, patiemment, séance après séance, silence après silence.C’est dans son regard que j’ai appris à explorer, tester, dépasser mes propres limites.À montrer parfois trop, à montrer autrement, à montrer ce que je n’aurais jamais osé révéler en une seule fois.
Et pourtant, ce qui rendait tout cela possible, c’est que rien n’était obligé d’exister publiquement.On pouvait créer une image… sans jamais la montrer.Elle pouvait rester entre nous, dans un dossier, dans un négatif, dans un coin de mémoire.Simplement parce qu’elle avait joué son rôle : libérer, essayer, chercher.
Au fond, la vraie question est là : quand et combien d’images montre-t-on réellement, parmi toutes celles qu’on crée ?Combien restent dans l’ombre, nécessaires mais invisibles ?Combien servent à comprendre qui l’on est, sans jamais devoir être publiées ?
C’est ça, la vraie intimité de la photographie : pas ce qu’on donne au monde, mais tout ce qu’on garde pour soi.Ici, une série de Polaroids réalisée avec Flo. Je n’ai aucune idée si ces images ont déjà été montrées quelque part auparavant.