Revue de presse de la semaine du 2 juin (Patreon)
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Studying violence toward women and animals can help us develop strategies to prevent both
Il existe un lien déterminant entre la maltraitance des animaux et la maltraitance des femmes et des jeunes filles : l'adhésion aux règles strictes de la masculinité traditionnelle.
Les personnes qui voient les animaux de manière négative sont plus susceptibles de soutenir la masculinité traditionnelle. Ce lien reflète des attitudes sous-jacentes similaires en matière de pouvoir, de contrôle et d'empathie.
Les femmes qui déclarent que leurs partenaires masculins maltraitent leurs animaux de compagnie sont plus susceptibles de déclarer avoir été agressées psychologiquement, physiquement et sexuellement par ces mêmes partenaires.
L'examen du lien entre la masculinité traditionnelle et les attitudes à l'égard des femmes et des animaux pourrait fournir des informations précieuses pour l'élaboration de nouvelles stratégies de prévention et d'intervention contre la violence sexuelle à l'égard des femmes.
We can also gain greater insight into prevention and intervention strategies by tapping into the wealth of resources available on the link between violence against humans and violence against animals. These include the well-being of pets during relationship breakdowns, animal safekeeping programs for individuals experiencing partner violence, emotional support animals for survivors of violence and integrating understanding about the human-animal bond in service provision for violence survivors.
Cet article m’a rappelé une archive du Devoir de 2005, à l’époque où le groupe masculiniste Fathers 4 Justice défrayait souvent les nouvelles avec leurs revendications pour «l’égalité parentale». Le porte-parole de la fraction québécoise, Yves Pageau, déplorait que des pères soient «lésés par de fausses plaintes déposées auprès de la Direction de la protection de la jeunesse et des allégations de violence conjugale non fondées.»

Une femme n’a qu'à appeler le 911 et dire: M. l’agent, j’ai peur qu’il me tue, et la politique de tolérance zéro fait qu’il est embarqué par la police. La garde revient à madame», soutient M. Pageau, dénonçant également une définition jugée trop large des actes de violence. «Est-ce que des menaces de mort contre le chat conjugal sont de la violence? [...] Si on veut une société où la famille est une valeur à laquelle on tient, il faut peut-être arrêter de chercher des poux», poursuit-il, critiquant également le fait que la violence économique fait partie de la définition de la violence.
Est-ce que menacer de tuer l’animal de compagnie d’une personne pour la contrôler est une forme de violence? Oui.
Pour en savoir plus :
Les femmes victimes de violences... et de préjugés des soignants
Les femmes victimes de violence font souvent l’objet de discrimination à cause d’un diagnostic psychiatrique, selon une nouvelle étude. Cela constitue une « deuxième victimisation » par les services publics.
Des intervenantes interviewées ont confié à Mme Larose-Hébert que 75 % des femmes qui ont recours aux services de leur organisme ont un diagnostic psychiatrique.
Ce type de préjugé est appelé « sanisme », défini notamment par « la pathologisation et la médicalisation de toutes les formes de détresse ».
Dans un rapport de recherche publié l’hiver dernier, des femmes évoquent notamment des policiers, des travailleurs sociaux ou d’autres intervenants qui leur demandent si elles ont bien pris leur médication quand elles se laissent aller à la colère face à la violence dont elles ont été ou sont encore victimes. « Elles ne pouvaient pas “être” en colère et devaient simplement “dire” qu’elles étaient en colère », explique une autre étude publiée à partir du même projet.
Violence conjugale : quand la téléphonie s’ajoute aux obstacles pour s’en sortir
Hébergement femmes Canada (HFC) demande aux compagnies de téléphone d'ajuster leur façon de répondre aux personnes fuyant la violence familiale, affirmant que les coûts liés au changement de numéro de téléphone et les difficultés à sortir d'un forfait partagé sont des obstacles majeurs pour les victimes.
Cette demande survient peu de temps après qu'une enquête nationale menée en avril eut révélé que le harcèlement était la forme la plus courante de violence basée sur le genre facilité par la technologie.
Parmi les autres formes de violence, on retrouve les menaces, le suivi de localisation, l'interdiction d'accès aux comptes en ligne, la surveillance et le partage d'images non consensuel.
Marc-André Grenon admet avoir tenté d'enlever la vie à une jeune femme de 20 ans à Québec en juillet 2000
Grenon, 49 ans, a plaidé coupable à une accusation de tentative de meurtre et à une autre d'introduction par effraction.
Dans la nuit du 3 juillet 2000, il s'est introduit dans l'appartement de sa victime, dans Sainte-Foy. Karine St-Denis, alors étudiante à l'Université Laval, dormait quand ce dernier l'a violemment agressée. La victime s'est réveillée les mains de Grenon autour du cou en train de l'étrangler.
Au cours de l'enquête, l'analyse des morceaux d'ongles trouvés sur la scène de crime a permis de relier l'assaillant à l'ADN récolté sur la scène du meurtre de Guylaine Potvin, survenu deux mois plus tôt.
En février, Marc-André Grenon avait déjà été condamné à vie pour le meurtre au premier degré de Guylaine Potvin à Jonquière, également en 2000. Il avait porté sa condamnation en appel.
« Elle avance masquée » : portrait de l’extrême droite au Québec

Une exploration des médias sociaux alternatifs les plus fréquentés permet de constater que la droite radicale est bien active parmi les 18-35 ans. Alors que certains influenceurs s’affichent ouvertement d’extrême droite, d’autres communautés radicales grandissent plutôt tapies dans l’ombre.
Les activités de l’extrême droite dans la province sont recensées par quelques chercheur·es et groupes militants. Le groupe Montréal-Antifasciste (MAF), notamment, propose des portraits de certains groupes ou individus et recense des événements tenus par ceux-ci. L’an dernier, MAF a établi un « état des lieux » de l’extrême droite au Québec.
La Meute, un groupe de pression prônant l’identité nationale et s’opposant à l’immigration et à l’islam, est toujours active sur Facebook, avec un groupe comptant 26 000 membres. Si la Meute est moins visible dans les rues et dans les médias qu’à son apogée en 2017-2018, son influence ne s’est pas pour autant éteinte. « Plusieurs ex-membres de la Meute sont devenus, par exemple, des suprémacistes blancs », rapporte le chercheur Martin Geoffroy.
Pour en savoir plus :
Des organismes recensent une montée des violences envers les femmes autochtones à Montréal
Les actes de violence envers les femmes et les filles autochtones vivant sans logement au centre-ville de Montréal sont en hausse, constate l'organisme Projet Iskweu.
En comparant les deux derniers mois à une période de plus de trois mois à l'automne, Projet Iskweu conclut à une hausse des violences (violence domestique, agression sexuelle, disparition, traite de personne et violence dans la rue).
« Personne ayant un vagin » : « Un bon exemple de désinformation », selon le juge Wagner
La controverse entourant le recours à l'expression « personne ayant un vagin » dans une décision de la Cour suprême du Canada a donné lieu à de la « désinformation », regrette le juge en chef Richard Wagner qui, à mots couverts, reproche à la ministre Martine Biron d'avoir contribué à celle-ci.
«Un élu a pris connaissance d'une décision de la Cour suprême dans un article, lui a donné un sens erroné et, avec cette prémisse, a réussi à convaincre d'autres élus de condamner le libellé de cette décision-là.
Or, l'interprétation en question était erronée. Et si la personne avait bien lu, elle aurait constaté que jamais, en aucune circonstance, la Cour suprême n'a voulu dévaluer la notion de femme au Canada, au contraire. »
« Personne ayant un vagin » : Paul St-Pierre Plamondon réplique au juge Wagner
Paul St-Pierre Plamondon accuse le juge en chef de la Cour suprême du Canada, Richard Wagner, de faire lui-même de la « désinformation » en affirmant que les députés n'avaient pas lu le jugement utilisant l'expression « personne ayant un vagin » avant de condamner celui-ci dans une motion de l'Assemblée nationale, l'hiver dernier.
«Je l'avais lu, a assuré le chef péquiste mardi matin, quelques heures avant la reprise des travaux parlementaires à Québec.
On l'a lu, on a discuté, on a fait nos devoirs et au paragraphe 109, il y a bel et bien l'utilisation de l'expression "personne ayant un vagin" au lieu de parler d'une femme, [ce qui] ouvre la porte à tout un corpus idéologique [et qui] ne s'explique pas dans le jugement, a-t-il déclaré en point de presse.»
Quelle est l’incidence du télétravail sur l’emploi du temps?
Une enquête de Statistique Canada relève que bien que le travail à domicile a permis aux télétravailleuses de gagner une heure ou plus par jour de navettage, il avait également exacerbé la responsabilité inégale des femmes à l’égard des tâches ménagères.

Dans le monde :
Claudia Sheinbaum devient la première femme présidente du Mexique
Scientifique de 61 ans, l'ex-mairesse de Mexico prendra le 1er octobre le relais de son mentor en politique, le président sortant Andres Manuel Lopez Obrador, pour un mandat de six ans jusqu'en 2030.
Elle deviendra la première femme présidente dans l'histoire d'un pays qui a enregistré en 2023 une moyenne de 10 assassinats de femmes par jour, d'après les chiffres de l'ONU.
Au total, 70 % des Mexicaines de plus de 15 ans ont fait l'expérience de la violence au moins une fois dans leur vie, de même source.
Gaza : les enfants travaillent pour permettre à leur famille de survivre
Huit mois jour pour jour après le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, l'agence des Nations Unies pour l'emploi a averti vendredi que les familles envoyaient désormais leurs enfants travailler pour survivre, alors que le taux de chômage atteint un niveau stupéfiant et frôle les 80 %.
South Korea thinktank suggests girls start school earlier to raise birthrate
Un groupe de réflexion du gouvernement sud-coréen a suscité la colère après avoir suggéré que les filles commencent l'école primaire un an plus tôt que les garçons, estimant que cette mesure pourrait accroître le faible taux de natalité du pays.
Selon un rapport rédigé par des analystes de l'Institut coréen des finances publiques, la création d'un écart d'âge d'un an entre les filles et les garçons à l'école les rendrait plus attirants l'un pour l'autre au moment où ils atteindraient l'âge de se marier.
Cette affirmation repose sur l'idée que les hommes sont naturellement attirés par des femmes plus jeunes parce qu'ils mûrissent plus lentement. En théorie, ces femmes préféreraient épouser des hommes plus âgés.
En Inde, les femmes «lune de miel» abandonnées par leurs maris expatriés
Lorsque leurs époux partent s'établir à l'étranger tout en refusant le divorce, ces femmes se retrouvent coincées, flouées, et subissent souvent des violences.
Ce phénomène a pris une ampleur épidémique dans le Pendjab, où le gouvernement local recensait 30 000 affaires juridiques en cours en 2019.
Dans un pays où l'existence sociale des femmes, dans leur grande majorité, repose sur leur statut d'épouse, les conséquences de ce type d'unions peuvent être dramatiques. Dépossédées, victimes de maltraitance et mariées à des hommes qui refusent souvent de divorcer, ces femmes se retrouvent piégées, à la merci d'une belle-famille chez qui elles sont tenues de s'installer.
Duolingo supprime les «contenus LGBT» dans sa version russe
L'application d'apprentissage des langues Duolingo a censuré son application pour se conformer à la loi russe contre la « propagande LGBT », qui interdit la diffusion d'informations sur les personnes LGBTQ+, selon les médias d'État russes. Toutes les références à ce que Moscou appelle les « relations sexuelles non traditionnelles » ont donc été supprimées.
Je n’ai pas trouvé d’actualités guillerettes ou charmantes pour ne pas vous laissez déconcrissées à la lecture de ma revue de presse cette semaine, alors je vous laisse avec ce doux conseil pour le weekend :

Love y’all!