En décembre 1918, au Québec, le féminisme se répand telle une épidémie d’où germe les fruits de la mort. (Patreon)
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« Cette culture se fait de plusieurs manières: par l’éducation que l’on fausse, par la propagande que l’on active, par les écrits que l’on répand, par l’atmosphère toute spéciale que la femme respire.
C’est fausser l’éducation féminine que de faire passer l’intelligence de la femme par tous les replis du moule où se forme l’intelligence de l’homme.
Il n’y a point entre l’homme et la femme simple égalité de capacité intellectuelle; parce que, si éminents qu'on les suppose tous deux, leur valeur respective gardera toujours un cachet propre qui les distinguera l’un de l’autre, de même qu’un homme et une femme peuvent être beaux dans leur genre, sans pour cela qu’ils le soient de la même façon… Mais s’il n’y a point, d’homme à femme, identité ou même égalité de puissance mentale, il y a équivalence d’utilité intellectuelle entre les sexes. Seulement, cette équivalence même suppose chez l’un et chez l’autre une certaine diversité de dons, d’aptitudes et de facultés. À se trop ressembler, ils finiraient par se moins rechercher.
Voilà des principes dont il faut tenir compte dans l’élaboration des programmes d’enseignement féminin.
La première qualité de cet enseignement, c’est d’être approprié au caractère physique et moral de la femme, à ses talents naturels et à son rôle primordial. La science des femmes, comme celle des hommes, dit Fénelon, doit se borner à s’instruire par rapport à leurs fonctions. La différence de leurs emplois doit faire celle de leurs études.
Toute instruction propre à détourner la femme de sa voie est funeste. Sa Sainteté Benoît XV l’écrivait récemment: “Combien y a-t-il de femmes qui, se livrant outre mesure à des études trop étrangères à leur sexe, prennent des manières toutes masculines; ou qui désertant les devoirs domestiques pour lesquels elles étaient faites, se lancent témérairement au milieu des luttes de la vie! »
- Le Féminisme, Le Canada-Français, Publication de l’Université Laval, Québec, décembre 1918.
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