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C’est quand la dernière fois que vous avez vu un homme blanc cisgenre hétérosexuel à Radio-Can? Ben c’est ça.

«On reverra jamais ça dans grille de Radio-Canada : quatre hommes blancs cisgenres, hétéros 3/4, ambigus 2/3, sans muselière ni compte à rendre.»

Ce sont les mots choisis par notre allié féministe-conditionnel préféré pour faire ses adieux au fidèle public de La soirée est (encore) jeune dimanche dernier.

Blague irrévérencieuse ou prophétie? Pas plus tard que le lendemain, on annonçait que Myriam Fehmiu remplacerait Denis Gagné à la coanimation de L’épicerie. Or, il s’avère que Myriam Fehmiu n’est pas un homme blanc. *GASP*.

Si on laisse les choses aller, la représentation de l’homme blanc dans les médias québécois va finir par correspondre à sa proportion démographique.

Revue de presse de la semaine du 9 mai

Québec renonce à imposer la chirurgie génitale dans son projet de loi

«L’obligation de chirurgie pour procéder à une modification de la mention de sexe sera complètement retirée du projet de loi 2.»

Le ministre de la Justice Simon Jolin-Barrette a annoncé cette semaine que son gouvernement allait renoncer à l’obligation prévue de subir une chirurgie génitale pour avoir le droit de changer la mention de sexe sur les documents officiels de l’État, face aux pressions des groupes de défense LGBTQ2S+.

Il n’y aura donc finalement qu’une seule mention de marqueur identitaire sur les documents d’État civil, soit le sexe, afin de ne pas placer quiconque dans «des situations de dévoilement non désiré».

Le projet de loi 2 vise la réforme du code civil en matière de droit de la famille. En plus de modifier les conditions d’identification de genre, incluant le genre non binaire, le projet abordera les contrats de mères porteuses, les règles de filiation, la présomption de paternité pour les conjoints de fait, la violence familiale et la déchéance parentale, les renseignements divulgués aux enfants adoptés et la reconnaissance des droits de l’enfant né d’une mère porteuse de connaître ses origines.

Why women file for divorce more than men

Dans les relations hétérosexuelles occidentales, les femmes mettent fin à leur mariage plus souvent que les hommes.

Aux États-Unis en particulier, certaines estimations évaluent le chiffre à 70 % ; la proportion monte à 90 % lorsque les femmes ont fait des études collégiales.

Selon Heidi Kar, psychologue et experte en violence domestique, ce n'est pas un hasard si la montée du divorce a coïncidé avec la libération des femmes.

«Parce que l'indépendance économique est un impératif pour qu'une femme puisse tenter de quitter un mariage, seule ou avec des enfants à charge, il est extrêmement difficile pour les femmes de divorcer à moins qu'elles n'aient un moyen de gagner de l'argent par elles-mêmes. De plus, parce que les rôles de genre deviennent plus compliqués à mesure que les femmes commencent à acquérir une indépendance financière, davantage de conflits conjugaux surviennent naturellement.»

En d'autres termes, l'entrée des femmes sur le marché du travail leur a permis de quitter pour la première fois des mariages malheureux, parce qu’elles n'étaient plus tenues financièrement de rester dans des partenariats abusifs ou des relations où leurs besoins n'étaient pas satisfaits.

Pourtant, l'indépendance économique accrue n'explique pas à elle seule pourquoi les femmes sont plus susceptibles d'initier le divorce que leurs maris.

Les femmes ont également tendance à retirer moins d’avantages émotionnels du mariage, ce qui pourrait rendre la vie de célibataire plus facile. Alors que les hommes mariés bénéficient de multiples avantages,

les femmes supportent le poids du travail domestique et de l'éducation des enfants.

Les femmes ont également tendance à avoir plus d'amies proches que les hommes (aux États-Unis, 15 % des hommes déclarent n'avoir aucune amitié significative), ce qui signifie qu'elles ont un meilleur système de soutien.

Violences sexuelles en Ukraine : Des hommes et des garçons aussi ciblés

«Premièrement, il y a des soldats qui s’en prennent à de très jeunes hommes parce qu’il n’y a pas de hiérarchie, pas de discipline. Deuxièmement, il y a les cas où l’ordre vient d’en haut, parce qu’il faut démoraliser les populations. Comme les Ukrainiens sont déshumanisés par les Russes qui les traitent de “nazis” et de “traîtres”, tout est permis à partir de là. Et le troisième mode opératoire pour les violences sexuelles contre les hommes, c’est dans les moments d’arrestation, de détention. La violence sexuelle est très utilisée par les soldats russes comme une forme de torture. C’est une façon d’humilier la personne qu’on vient d’arrêter.»

Des élus républicains veulent criminaliser certaines méthodes de contraception, comme la pilule du lendemain

Cette prise de position fait écho à celle de plusieurs élus républicains, qui souhaitent élargir la définition d’un avortement. Selon ces puristes, qui estiment que la vie humaine commence dès la fécondation d’un ovule par un spermatozoïde, prendre la pilule du lendemain serait une forme d’avortement.

Government mandated pregnancy qualifies as a crime against humanity.

Femmes enceintes et migrantes: plus de 10 000$ pour accoucher

Les femmes enceintes et migrantes ne sont toujours pas couvertes par la Régie de l’assurance maladie. «Célia soutient qu’on lui a demandé de réunir 1900 $ en argent comptant pour payer l’obstétricienne et l’anesthésiste alors même qu’elle avait des contractions sur son lit d’hôpital.»

Au travail, une majorité de femmes lesbiennes ne vivent pas leur sexualité au grand jour

«Il ressort de cette étude que plus de la moitié des femmes lesbiennes ou bisexuelles (53%) disent avoir déjà été victimes d’au moins une forme de discrimination ou d’agression lesbophobe au cours de leur carrière.

Résultat, 20% des femmes interrogées préfèrent cacher leur orientation sexuelle par peur des répercussions. Les 80% restantes font leur coming out auprès d'au moins un collègue, mais seulement un tiers d'entre elles vivent leur homosexualité au grand jour.»

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