Deux (autres) hommes assassinent des jeunes femmes qui avaient rejeté leurs avances (Patreon)
Content
Man, 31, murdered teenager in Wales after she rejected his advances
Lewis Haines a été condamné par un tribunal du Pays de Galles pour avoir battu, étranglé et noyé une jeune femme de 18 ans qui avait résisté à ses avances, quelques heures après l'avoir rencontrée dans une boîte de nuit. Haines, qui était en couple au moment du meurtre, a tenté de violer Lily Sullivan. Quand elle a menacé de porter plainte contre lui, il l’a fait taire, «parce qu'il ne pouvait pas risquer qu'elle survive.»

Yordanos Brhane, 19, murdered after saying she did not reciprocate man’s feelings
La jeune femme de 19 ans a été poignardée à mort par un homme qui était obsédé par elle après qu'elle l'ait rejeté.
Si la question de la violence post-rejet vous intéresse, je vous recommande cette étude datant de 2019:
The Danger Of ‘no’: Rejection Violence, Toxic Masculinity And Violence Against Women
“50 cases found in the news media were analyzed, all from within the past six years. In the cases studied, men’s violent reactions to rejection included shooting, stabbing, gangrape, snapping spinal cords, and acid attacks – to name a few. The violence employed in these cases is often disfiguring at best and lethal at worst.”
Il y a un danger réel associé au rejet des avances d’un inconnu et à la résistance face à la violence sexuelle.
«Oui mais avez-vous pensé à dire un "non" ferme d'entrée de jeux? De bien dire que vous n'êtes pas intéressée?»
Ouais, on y a pensé. Que ce soit dans un contexte public ou privé, les violences qui succèdent au rejet – intimidation, insultes, harcèlement, stalking, revenge porn, coups, agressions, viols, féminicides – existent parce que les hommes se croient mériter l’accès aux corps des femmes, et que face au refus, ils répondent par la violence.
Revue de presse, semaine du 26 août 2022
Un programme d’éducation à la sexualité expéditif et mal exécuté
Le nouveau programme d’éducation à la sexualité pour les élèves du primaire et du secondaire est intégré cet automne au cours Culture et citoyenneté québécoise.
Les réalités des personnes trans et intersexes ne se retrouvent pas dans le programme du secondaire. Le thème de la pornographie est aussi absent, alors que l’âge moyen d’exposition à des contenus pornographiques est de 12,2 ans, et qu’un tiers des jeunes en ont consulté avant l’âge de 10 ans.
Au primaire, la prévention des agressions sexuelles est abordée selon la thématique «désirs et limites personnelles». Il y a ici un inquiétant glissement conceptuel: la gestion de leurs désirs et de leurs limites personnelles n’a rien à voir avec les agressions.
«Le personnel enseignant est-il équipé pour encadrer cette discussion et donner des informations légales et médicales justes, tout en respectant les diverses sensibilités des jeunes, et les expériences qu’ils et elles ont pu avoir? Une réflexion s’impose pour bien intégrer les contenus d’éducation à la sexualité dans un cours axé sur des réflexions sociologiques et éthiques.»
Pourquoi les shorts des petites filles sont-ils plus courts que ceux des garçons?
Les shorts à destination des petites filles de moins de 10 ans sont en moyenne 6 cm plus courts que ceux à destination des garçons dans le prêt-à-porter.
«Le fait que les shorts des filles soient plus ajustés et plus courts que ceux des garçons est simplement le résultat de la mode et de la socialisation. Dans la logique de ces marchés, les filles sont avant tout des petites femmes; pour elles, le vêtement est fait pour plaire. Et les garçons sont censés être tout sauf des "filles".»
Chronique : Femmes et charge publique: ainsi soient-elles
«Le monde s’est embrasé devant les déhanchements d’une première ministre, tandis qu’ici la chevelure argentée d’une cheffe d’antenne défrayait la chronique. Dans un monde où l’égalité serait acquise, ces (non-)histoires n’auraient jamais fait les manchettes. Pas plus qu’elles n’auraient fait leur chemin jusqu’à l’édito. Pourquoi insister, alors ? Parce que la virulence des critiques adressées à la première et l’accueil méprisant réservé à la seconde sont le reflet d’un mal persistant : le contrôle du corps des femmes. Spécialement celles qui ont une charge publique.»
Agression sexuelle: le pape François cherche-t-il à étouffer l'affaire Ouellet?
En refusant d'ouvrir une enquête canonique à l'encontre de son potentiel successeur, le pape écorne un peu plus la tolérance zéro prônée par le Vatican.

