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Victoire Tuaillon consacre deux épisodes de son excellent podcast Les couilles sur la table à l’histoire du féminicide.

«S’ils existent depuis la préhistoire, partout dans le monde et dans tous les milieux, nous peinons encore aujourd’hui à comprendre l’ampleur, les mécanismes, les causes et les conséquences de ces crimes.
Comment le terme “féminicide” a-t-il été forgé, et que recouvre-t-il ? Pourquoi y a-t-il autant d’hommes, partout dans le monde, qui anéantissent les femmes, parfois avec la complicité d’autres femmes ? Qu’est-ce que l’histoire mondiale des féminicides nous raconte de la domination masculine et capitaliste?»

À écouter sur Binge Audio


Il y a 90 ans, chez nous : «L’instruction de la femme est-elle une chose nécessaire?»

Les Trois-Rivières, 27 octobre 1932


Revue de presse de la semaine du 23 octobre

En ligne, on s'échange du «revenge porn» comme des cartes Pokémon

Le partage non consenti de liens vers des contenus intimes explose. Sur les fils de discussion entre hommes, ils s'accompagnent d'insultes et de commentaires dégradants qui cimentent la communauté.
D'un point de vue social et politique, la diffusion non consentie d'images sexuelles est ancrée «dans les mêmes problèmes structurels que la violence sexuelle, la violence entre partenaires et les autres formes de violence sexiste», avance Ruth Lewis, sociologue et coautrice de Digital Gender-Sexual Violations [«Violences de genre ou sexuelles en ligne», non traduit en français, ndlr]. Si des internautes s'échangent des photos et des vidéos de femmes, ces dernières, en réalité, sont «quasiment immatérielles, elles ne sont qu'une monnaie d'échange».
La vraie intention est de se construire une crédibilité, un «statut» entre hommes, observe Ruth Lewis: il s'agit «d'être félicité par d'autres hommes pour avoir réussi à prendre ou diffuser des photos qui sont risquées, qui montrent autant le corps d'une femme sans que celle-ci ne s'en doute».

Trans Woman Buys Miss Universe Pageant in Incredible Power Move

The international beauty competition, formerly owned by Donald Trump, might be getting a progressive makeover with its new owner, a Thai trans rights advocate.

Abus et harcèlement : Water Polo Canada poursuivie au civil pour plus de 5 millions

Quatre anciennes joueuses d’équipes nationales poursuivent Water Polo Canada (WPC) pour 5,5 millions de dollars.

Les plaignantes allèguent que la fédération a été négligente et la tiennent responsable des abus physiques, psychologiques et émotionnels ainsi que du harcèlement sexuel qui auraient été perpétrés par quatre membres du personnel d'entraîneurs : Daniel Berthelette, Patrick Oaten, Guy Baker et Baher El Sakkary, qui ne sont pas poursuivis personnellement.

Des avocats outillés pour mieux protéger les victimes de violence conjugale

Alors que la liste des féminicides s’allonge cruellement au Québec, une formation en violence conjugale organisée par l’organisme Juripop sera donnée vendredi à plus de 150 avocats afin qu’ils soient mieux outillés pour représenter leurs clientes dans des litiges civils — et sachent comment bien manier la loi pour les protéger.

Il s’agit du premier « Juri RDV » de Juripop. C’est une réponse directe — et concrète — à une recommandation du rapport de 2020 Rebâtir la confiance, qui traitait des différentes façons de mieux accompagner les victimes et les survivantes d’agressions sexuelles et de violence conjugale dans tout leur parcours judiciaire.

La formation d’une journée complète à Montréal est gratuite, car entièrement financée par le ministère de la Justice du Québec. Elle cible les avocats en pratique privée qui s’occupent notamment de litiges en droit familial, dont ceux portant sur la garde d’enfants.

Arcade Fire et les changements réclamés dans l’industrie culturelle

Cinq ans après #MoiAussi, l’inflexibilité des promoteurs qui refusent de rembourser les billets est vertement critiquée.

Hockey Canada et agressions sexuelles : quelle est la part de responsabilité des conseillers juridiques?

Dans les divers barreaux du Canada, on ferme les yeux sur une contradiction pourtant flagrante : comment leurs membres peuvent-ils respecter leur code de déontologie s’ils aident leurs clients à enfreindre la loi et à être complices d’actes criminels?

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