Je suis lasse, on écoute tu des podcasts dans le bain? (Patreon)
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Gang d’amours, je suis si fatiguée. On a toutes lu les nouvelles cette semaine. On est toutes abattues.
Si vous me le permettez, je squiperais la revue de presse aujourd’hui.
Si à la place je vous faisais simplement mes suggestions de lectures et de podcasts?
Voici ce qui joue dans mes oreilles et dans ma tête cette semaine.
Un podcast à soi : Les femmes contre-attaquent
« La violence peut-elle être pensée comme un outil politique du féminisme? Utilisée non pas pour asseoir un pouvoir, mais pour répondre à toutes les violences invisibles et quotidiennes exercées par les hommes? Une sorte de vengeance, qui aurait plutôt la couleur d'une reprise de pouvoir? Cette question est loin d'être nouvelle, mais reste taboue dans les milieux féministes français. Nous l'abordons dans cet épisode à travers le récit de Sarah qui a décidé, avec des amies, de se défendre sans la police et la justice, après le viol de l'une d'entre elles, mettant en place une action directe auprès de l'agresseur. »
Les couilles sur la table : Mâle alpha, gros bêta?
La violence masculine, un phénomène “naturel” et inévitable chez les mammifères? Souvent rebattue pour justifier la domination genrée dans nos sociétés, cette rengaine s’appuie sur des comparaisons simplistes entre humain·es et animaux. Loi de la jungle, rivalité des mâles, instinct dominateur… Ces notions tirées des études comportementales des animaux restent largement mal comprises et véhiculent des clichés récupérés par des discours sexistes et transphobes.
Qu’est-ce que c’est, vraiment, un mâle alpha? Comment l’androcentrisme influence nos croyances scientifiques ? Qu’est-ce que l’observation des primates peut nous apprendre de l’espèce humaine?
Aujourd’hui l'histoire : La minijupe, symbole fort de l’émancipation féminine
Elle a fait tourner des têtes et a provoqué des réactions parfois scandalisées, mais dès son apparition, en Angleterre, la minijupe est devenue un symbole de liberté féminine, comme le rapporte la professeure de théâtre et spécialiste du costume Véronique Borboën.
Lectures:
L’hostilité en ligne envers les femmes
L’étude date de juin 2022, j’en ai déjà parlé dans une revue de presse mais je la consulte encore cette semaine et je trouve qu’elle mérite d’être lue, surtout en ce moment.
Bien que l’hostilité en ligne envers les femmes puisse atteindre une « visibilité inédite », plusieurs spécialistes font valoir qu’elle constitue une forme, parmi d’autres, de violences faites aux femmes. Par exemple, pour Barker et Jurasz (2019) et le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (2017), la violence envers les femmes, commise en ligne ou hors ligne, est la même puisqu’elle reflète des rapports de genre inégalitaires, voire de la misogynie, qui existent dans la société. Dans les deux cas, la violence prend des formes analogues (ex. : insulte ou harcèlement), cause des effets semblables sur les victimes et reçoit un traitement politique et juridique similaire.
Concrètement, les violences envers les femmes commises en ligne et hors ligne partagent diverses caractéristiques décrites ci-après, soit le fait qu’elles :
• véhiculent une volonté de « remettre les femmes à leur place », c’est-à-dire de les renvoyer à des rôles traditionnels ou de leur conférer un statut social inférieur;
• sont perpétrées surtout par des hommes;
• se manifestent dans des contenus sexistes;
• expriment parfois un acharnement à faire du mal;
• s’accompagnent souvent de messages visant à blâmer ou à responsabiliser les femmes qui en sont victimes;
• tendent à être niées, minimisées ou normalisées.
La « femme monstre » : la République face à la peur de la confusion des sexes
Article français de 2018 au sujet de la figure politique de la «femme-homme».
Dans un contexte de bouleversement social et politique, les identités sexuées, loin d’être fixées par un quelconque déterminisme biologique, semblent pouvoir se brouiller et se transformer. Dès lors, l’éducation reçoit la mission de les redéfinir et de les stabiliser afin d’empêcher que se répande la « corruption » morale des « viragos ».

Down Girl: The Logic of Misogyny, Kate Manne
Misogyny is a hot topic, yet it's often misunderstood. What is misogyny, exactly? Who deserves to be called a misogynist? How does misogyny contrast with sexism, and why is it prone to persist--or increase--even when sexist gender roles are waning?
This book is an exploration of misogyny in public life and politics, by the moral philosopher and writer Kate Manne. It argues that misogyny should not be understood primarily in terms of the hatred or hostility some men feel toward women generally. Rather, it's primarily about controlling, policing, punishing, and exiling the "bad" women who challenge male dominance. And it's compatible with rewarding "the good ones," and singling out other women to serve as warnings to those who are out of order. It's also common for women to serve as scapegoats, be burned as witches, and treated as pariahs.

