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Une femme accusée de s'être débarrassée d'un fœtus à la suite d'un avortement illégal est condamnée à 90 jours de prison

Nebraska woman charged with disposing of fetus following illegal abortion sentenced to 90 days in jail

Une femme accusée d'avoir pratiqué un avortement illégal au Nebraska alors qu'elle avait 17 ans, et de s'être débarrassée du fœtus, a été condamnée jeudi à 90 jours de prison à la suite d'un accord sur le plaidoyer.

Celeste Burgess, 19 ans, avait plaidé coupable en mai à une accusation pour avoir abandonné un corps humain mort.

La police de Norfolk a commencé à enquêter sur Celeste Burgess et sa mère, Jessica Burgess, à la fin du mois d'avril 2022, à la suite de craintes que Celeste ait accouché d'un fœtus mort-né, selon des documents judiciaires.

Les autorités ont utilisé des messages Facebook entre Celeste et Jessica Burgess pour établir que les deux femmes avaient discuté de l'obtention de pilules abortives et de l'incinération des "preuves".

Les autorités ont allégué que Celeste Burgess avait subi un avortement médicamenteux, en violation de l'interdiction de l'avortement après 20 semaines de grossesse. Celeste Burgess était enceinte d'environ 28 semaines lorsque sa grossesse a pris fin.

Jessica Burgess, 42 ans, a été inculpée des mêmes délits que sa fille, plus un délit pour avoir pratiqué un avortement au-delà de 20 semaines et un délit pour avoir pratiqué un avortement en tant que personne autre qu'un médecin agréé.

Les chirurgiens sont moins payés en soins reproductifs pour les femmes

«Au Canada, les chirurgiens sont moins bien payés pour les interventions en matière de soins de santé reproductive pratiquées sur les femmes, d'après une étude publiée par le Journal canadien de chirurgie.

En effet, l’étude (en anglais), publiée au début du mois de juillet, met en évidence que les rémunérations sont inférieures pour les opérations effectuées sur les femmes, soit 28 % en moyenne par rapport aux interventions similaires sur des hommes.

À titre d’exemple, l'étude relève que les chirurgiens sont mieux rémunérés pour une biopsie des organes génitaux masculins que pour une biopsie des organes génitaux féminins, bien que ces deux procédures soient essentiellement identiques.»

Extrait de l’étude :

Gender bias is prevalent in medicine worldwide, and women experience poorer health than men as a result.The disparities in the health outcomes of men and women are due to a variety of issues, including missed diagnoses, minimized symptoms, greater burdens of specific diseases and poorly targeted treatment. Health care systems continually disadvantage their female patients by underestimating their pain and downplaying other symptoms. Women are also under-represented in clinical trials and there is inadequate incorporation of sex- and gender-based analyses into research.

Lire le rapport:
Surgical sexism in Canada: structural bias in reimbursement of surgical care for women

Le plein potentiel des femmes reste inexploité

«Aucun pays n'a atteint la parité totale entre les sexes et moins de 1% des femmes et des filles vivent dans un pays où l'autonomisation des femmes est élevée et où l'écart entre les sexes est faible, selon un nouveau rapport publié mardi par deux agences onusiennes.

L'analyse de 114 pays a révélé que le pouvoir et la liberté des femmes de faire des choix et de saisir les opportunités restent largement limités. La faible autonomisation des femmes et les écarts importants entre les sexes sont monnaie courante.

L'indice d'autonomisation des femmes (WEI) mesure le pouvoir et la liberté des femmes de faire des choix et de saisir les opportunités de la vie à travers cinq dimensions : la santé, l'éducation, l'inclusion, la prise de décision et la violence à l'égard des femmes. De même, l'indice mondial de parité entre les sexes (GGPI) évalue le statut des femmes par rapport aux hommes dans les dimensions fondamentales du développement humain, notamment la santé, l'éducation, l'inclusion et la prise de décision.

À l'échelle mondiale, les femmes sont habilitées à réaliser en moyenne seulement 60% de leur plein potentiel, tel que mesuré par le WEI. Elles réalisent, en moyenne, 72% de ce que les hommes réalisent dans les principales dimensions du développement humain, tel que mesuré par le GPPI, reflétant un écart de 28% entre les sexes. Ces déficits et disparités d'autonomisation nuisent non seulement au bien-être et à l'avancement des femmes, mais aussi au progrès humain.»

Le Canada se situe en 30e position en matière d’égalité hommes-femmes, selon le Rapport mondial sur l'écart entre les hommes et les femmes 2023.

Toronto déclare une «épidémie» de violence conjugale

«Les conseillers municipaux à Toronto ont voté à l'unanimité jeudi en faveur d'une motion déclarant que la violence liée au genre et entre partenaires intimes est devenue une "épidémie" dans la Ville Reine.

Une trentaine d'autres villes en Ontario ont déjà déclaré qu'il y a une épidémie de violence conjugale.»

Il y a eu 9 féminicides dans la Ville Reine jusqu'à maintenant en 2023, et 30 féminicides en 30 semaines écoulées dans la province.

Plus de femmes âgées se retrouvent à la rue

«Les hébergements d’urgence pour femmes en situation d’itinérance constatent qu’il y a une hausse de nouvelles arrivantes, de réfugiées et de demandeuses d’asile, mais également de dames plus âgées.

Toutefois, sur 1600 places en hébergement d'urgence à Montréal, seulement 170 places sont dédiées aux femmes.

Plusieurs d’entre elles ont été victimes de "rénoviction" et ont subi des hausses de loyers qu’elles ne peuvent désormais plus payer.

"Les femmes peuvent se présenter avec un problème de santé physique, santé mentale, perte de logement, faible revenu ou même sans statut", explique Sonia Côté, présidente-directrice générale du Chaînon.

Ces femmes ne peuvent être laissées dans la rue, puisqu’il y a un risque élevé d’agression qui est moins élevé pour les hommes.

"Les femmes se vont violer, elles se font battre, et elles se font voler", dit Ann-Gaëlle Whiteman, coordonatrice de la Maison Jacqueline. "L'autre jour, j'ai une petite jeune qui s'est présentée à la porte qui avait été battue par quatre gars et violée."

Violences sexuelles et fondées sur le genre :

Le livre de la semaine :

L’Éducation féministe des filles de Madeleine Pelletier (1914)

J’ai commandé ce livre hier, j'ai bien hâte de le mettre sur ma pile.

Madeleine Pelletier est la première psychiatre diplômée de France. Elle était anarchiste, féministe, communiste et pro-avortement. Elle a été condamnée en 1939 pour avoir participé à l'avortement d'une fille de 13 ans violée par son frère, et elle est morte la même année enfermée dans un asile psychiatrique.

Elle avait l'air badass as fuck.

Dans L’Éducation féministe des filles, elle écrit:

«L’œuvre d’affranchissement féminin est avant tout une œuvre collective ; c’est l’État, par la législation qui émancipera la femme, parfaisant en le sanctionnant le travail commencé par l’évolution économique. Le droit de vote et d’éligibilité transformeront la mentalité de la femme et modifieront les mœurs. L’ambition que la femme n’avait qu’à travers l’homme, fils, mari ou amant dont elle partageait la vie, elle le sentira pour son propre compte, et sous l’impulsion de cette passion stimulante, surgira de la masse du sexe une élite intelligente, courageuse, remuante, qui, à la suite, entraînera le reste.»
Bonne semaine!

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