Il y a 50 ans aujourd’hui : «La femme a trop à perdre dans une révolution» (Patreon)
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La tribune, 29 avril 1972.
Selon Mme Mia Riddez, «la femme a trop à perdre dans une révolution visant à acquérir la place à laquelle elle a droit dans la société.»
L’auteur (sic) de la populaire émission Rue des pignons, a précisé qu’en adoptant la révolution comme moyen d’atteindre son but, la femme risque d’y laisser sa féminité. «Il faut plutôt opter une évolution dont on parle, dont on discute», de préconiser la conférencière.
En parlant de révolution. Mme Riddez songeait aux mouvements féministes qui exigent un changement radical et rapide de la situation de la femme.
«Je suis réfractaire au féminisme, de poursuivre la conférencière, car ce mouvement a tendance à mépriser son sexe et à refuser la féminité.»
Revue de presse de la semaine du 25 avril 2022
Rape victims 'too quickly dismissed as time-wasters' by police
Une étude britannique révèle que les policiers chargés d’enquêter sur les agressions sexuelles considèrent souvent que les plaignantes sont menteuses et qu’elles leur font perdre leur temps.
L’enquête commandée par le ministère de l'Intérieur a révélé que certains policiers enquêtant sur des allégations de viol et d'agression sexuelle pensent qu'un nombre important de rapports sont faux.
Les chercheurs ont examiné des dossiers criminels et interrogé des policiers de trois paliers en Angleterre. Ils ont découvert que certains détectives décrivaient des divergences ou des incohérences mineures comme «fausses», et qu’ils ne tenaient pas compte du traumatisme pouvant affecter la mémoire des victimes.
Un sondage auprès de près de 200 agents de la police métropolitaine a révélé que seulement un sur quatre était d'accord pour dire que «très peu» de signalements de viols et d'agressions sexuelles sont de fausses accusations.
Au cours des 12 mois précédent l’enquête, seulement 1,3 % des 63 136 viols enregistrés par la police ont abouti à l'inculpation d'un suspect.
Enfin, les policiers déclarent qu’ils ont le sentiment de perdre leur temps et qu'ils aimeraient «s'attaquer plus durement» aux victimes qui font de «faux» rapports.
Les hommes, quatre fois plus représentés que les femmes dans la littérature
«Des chercheurs de l’Université du sud de la Californie ont utilisé des technologies liées à l’intelligence artificielle pour conclure que les personnages masculins étaient quatre fois plus nombreux que leurs équivalents féminins dans la littérature.
Pour obtenir ces résultats, M. Kejriwal et son collègue Akarsh Nagaraj ont utilisé des données du Projet Gutenberg, qui contient l’équivalent de 3000 livres en langue anglaises. Le type de livres allait de la romance à la science-fiction, en passant par le mystère et le roman d’aventure, le tout sous diverses formes que ce soit des romans, des nouvelles, ou encore de la poésie.
"Le biais genré est tout à fait réel, et lorsque nous voyons que les femmes sont quatre fois moins présentes dans la littérature, cela a un impact subliminal sur les gens qui consomment de la culture", mentionne M. Kejriwal. "Nous avons révélé, de façon quantitative et indirecte, quels biais sont toujours bien présents dans notre culture."
L’étude a aussi permis de construire un champ lexical associé à chaque type de personnage, encore une fois avec des biais souvent évidents. Ainsi, les personnages féminins étaient généralement décrits comme faibles, aimables, jolis, voire parfois stupides, alors que les hommes, eux, étaient décrits comme des leaders, des personnes puissantes et fortes, en plus d’être associés à la politique, notamment.»
Climat de travail malsain à SOS violence conjugale
«Allégations de violence psychologique, perte de confiance en la direction, démissions en série, ministres interpellés et syndicat mis en demeure : rien ne va plus chez SOS violence conjugale, qui serait aux prises avec un climat de travail malsain et toxique.
Le syndicat de SOS violence conjugale a dénoncé l’ambiance de travail dans une lettre adressée à la ministre responsable de la Condition féminine, Isabelle Charest, ainsi qu’au ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette.
"Pendant que les employées de SOS violence conjugale répondent aux appels à l’aide de femmes victimes de violence, elles doivent parallèlement subir elles aussi une certaine forme de violence au travail. C’est inacceptable", peut-on lire dans la missive obtenue par notre Bureau d’enquête et datée du 12 octobre dernier.
SOS violence conjugale a plutôt fait parvenir une mise en demeure au syndicat, dans laquelle elle dénonçait les "accusations fausses, non fondées et injustes" contenues dans la lettre destinée aux ministres, qui constituait à leurs yeux un "geste d’intimidation".
Les exemples évoqués par le syndicat ne seraient pas de la violence, mais bien des enjeux de relations de travail, plaident la directrice générale et la présidente du conseil d’administration, qui réclamaient des excuses pour ces "propos diffamatoires."»
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