Éducation à la sexualité : les profs non formés (Patreon)
Content
Revue de presse de la semaine du 27 juin 2022.

Nouveau cours de citoyenneté: accueil mitigé parmi les enseignants
Les enseignants spécialistes du cours Éthique et culture religieuse, qui donneront le nouveau cours de citoyenneté, seront responsables de l’éducation sexuelle au secondaire.
Encore une fois, on dompe l’enseignement d’une matière nécessaire au développement personnel, à la santé et à la sécurité publique de tous les citoyens sur le dos de gens mal formés.
Au Québec, environ 1 femme sur 9 et 1 homme sur 20 ont déclaré avoir subi une agression sexuelle par une personne adulte avant l’âge de 15 ans. En 2019, les personnes âgées de moins de 18 ans représentaient la majorité (62 %) de toutes les victimes d’infractions sexuelles enregistrées par les services policiers
Quand est-ce qu’on va commencer à prendre l’éducation à la vie sexuelle, au consentement, à l’égalité des genres au sérieux?
«Au primaire, ce sont les profs titulaires de classe qui enseigneront le nouveau cours de citoyenneté, alors qu’ils sont déjà responsables du contenu entourant l’éducation à la sexualité.
Au secondaire, les enseignants spécialistes du cours Éthique et culture religieuse (ECR), qui donneront le nouveau cours de citoyenneté, n’ont pas été formés pour enseigner l’éducation à la sexualité, souligne Mme Dubé.
Or il s’agit de contenus «très délicats» avec lesquels certains ne sont tout simplement pas à l’aise, précise-t-elle.»
Depuis 2018, le Ministère de l’éducation prévoit des « capsules d’information » insérées dans d’autres matières, d’un minimum total de 5 heures par année.
«La formation, de manière plus générale, demeure un enjeu, selon l’Association. Présentement, seulement la moitié des profs du secondaire qui enseignent Éthique et culture religieuse sont formés spécifiquement pour le faire, selon un rapport du ministère de l’Éducation produit en mars 2021, à la suite d’une consultation dans le milieu scolaire.»
Identité de genre : comment s’y retrouver en tant que parent?
La Fondation Jasmin Roy Sophie Desmarais présente un premier guide d’intervention pratique auprès des jeunes de la diversité sexuelle et de genre, Aider les jeunes LGBTQI+ avec bienveillance. Ce guide est destiné à bonifier et à renforcer le soutien que peuvent apporter les personnes intervenantes aux jeunes de la communauté LGBTQI+, cela grâce à une approche bienveillante favorisant leur pleine reconnaissance et leur autonomisation.
Des femmes moins seules pour avorter au Québec
Deux Québécoises qui sont devenues les premières à faire de l’accompagnement à l’avortement offrent désormais de la formation aux quatre coins du Québec afin d’améliorer les soins et le respect des droits des femmes.
La Cour suprême du Canada maintient la protection de la vie privée des victimes d’agression sexuelle
La Cour suprême a soutenu en majorité une loi promulguée par Ottawa en 2018 ayant pour but de protéger les informations personnelles, l’historique sexuel et l’identité des plaignants dans les poursuites pour agression sexuelle.
Jusqu’alors, la partie défenderesse avait le droit de se servir de communications personnelles comme des courriels, messages privés ou journaux personnels à titre d’éléments de preuve pouvant être utilisés pour la défense.
LGBTQ2+: la discrimination en logement toujours bien présente
La discrimination lors de la recherche d’un logement est un phénomène vécu par de nombreuses minorités, et les personnes LGBTQ2+ n’en sont pas épargnées. La précarité financière à laquelle peuvent être plus sujettes les personnes LGBTQ2+ ne fait qu’empirer la discrimination, qui devient ainsi économique. Selon Statistique Canada, le revenu moyen des personnes de ces communautés est «nettement plus faible» que celui du reste de la population.
Le gouvernement du Canada améliore les services en matière de santé sexuelle et reproductive pour les communautés LGBTQ2
Jean-Yves Duclos, ministre de la Santé, et Marci Ien, ministre des Femmes, de l'Égalité des genres et de la jeunesse, ont annoncé un financement de plus de 5,1 millions $ provenant du Fonds pour la santé sexuelle et reproductive pour quatre organismes. Ce sont le Centre de recherche communautaire, le Centre canadien pour la diversité des genres et de la sexualité (CCDGS), Égale Canada et Sherbourne Health. Ces projets d'envergure nationale contribueront à améliorer les soins en santé reproductive, ainsi qu'à mettre en place des ressources et des outils pour faciliter l'accès des communautés à ces mêmes soins.
Réduire la population en se fondant sur les droits humains, c’est possible
Alors que politiques restrictives anti-avortement durcissent aux États-Unis et ailleurs, les écoféministes appellent à faire la « grève des ventres » pour contrer la surpopulation mondiale.