L’absence du condom, sans consentement, peut constituer une agression sexuelle (Patreon)
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La Cour suprême statue que lorsqu’une personne est tenue par son partenaire de porter un condom pendant une relation sexuelle mais qu’elle ne le fait pas, elle pourrait être coupable d’agression sexuelle.
La Cour suprême se prononce sur le consentement sexuel et sur l’utilisation du condom
Les tribunaux ont reconnu aujourd'hui que les relations sexuelles avec un condom et les relations sexuelles non protégées sont des activités sexuelles différentes, de sorte que la loi ne considère pas le consentement à l'une comme un consentement à l'autre.
Le retrait non-consenti du condom pendant la pénétration (stealthing) est déjà condamnée au Canada.
Vous risquez d'entendre parler de cette pratique au cours des prochaines semaines/mois, dans une affaire mettant en cause un humoriste.
Plus d'infos sur le stealthing ici.
Revue de presse de la semaine du 24 juillet 2022
La Vie en rose consacrait un numéro à la visite du pape JiPiTwo en 1984, une occasion de se souvenir que l’Église catholique est anti-femmes.


38 ans plus tard, le Saint-Père venu offrir ses excuses aux survivants autochtones des pensionnats a omis de mentionner jusqu’à hier soir, durant les Vêpres, les sévices sexuels que ses membres ont fait subir à des milliers d’enfants.
S’il n’a pas adressé les violences sexuelles de ses prêtres pédophiles durant l’événement principal de sa visite apostolique, préférant les mentionner du bout des lèvres lors de sa dernière action en sol canadiens (le souverain pontife a mentionné que l’Église au Canada avait commencé un nouveau parcours après avoir été blessée et choquée par le mal perpétré par «certains de ses enfants»), c’est peut-être parce que son Église est impliquée dans des centaines de recours collectifs à travers le monde.
Sébastien Richard, porte-parole des victimes de prêtres pédophiles au Québec, a très bien résumé le litige qui accapare les avocats du Vatican, hier sur les ondes de RC ce matin pendant la messe papale :
«L'âge moyen des victimes (des prêtres pédophiles) est de 85 ans. Plus y'en a qui meurent, moins ça va coûter cher.»
Des dizaines de poursuites contre des congrégations religieuses sont en cours devant les tribunaux canadiens.
Plus d’infos :
- Le pape demande pardon aux victimes d’abus sexuels de l’Église
- Pour consulter les causes sur le site de la Société québécoise d’informations judiciaires, c’est ici
- Opinion : Pas si cool que ça, le pape François
Parlant de cathos pro-grossesses forcées, l’organisation Campagne Québec-Vie cherche «journaliste». Vous pouvez postuler ici si vous ne croyez pas à l’éthique journalistique :


À lire aussi cette semaine :
Hockey Canada: Le fonds spécial a servi à faire 9 paiements totalisant 7,6 M$
Le fonds spécial de Hockey Canada dédié notamment aux règlements à l’amiable a servi, depuis sa mise en place en 1989, à faire neuf paiements pour des cas d’abus sexuels, totalisant 7,6 millions $.
L’assureur a de son côté déboursé 1,3 million $ en dédommagements pour 12 autres cas liés à des agressions ou inconduites sexuelles.
Agression sexuelle: Canada Soccer montré du doigt à son tour
Pendant que le coach Bob Birarda attend sa sentence après avoir plaidé coupable à trois chefs d’accusation pour abus sexuel, Canada Soccer n’aurait pas suivi sa propre politique concernant de telles agressions, selon les conclusions d’une enquête indépendante. Canada Soccer aurait notamment gardé le silence, selon ce que révèle un rapport dévoilé par McLaren Global Sport Solution.
Agressions sexuelles : 146 absolutions depuis cinq ans au Québec
146 causes criminelles ayant au moins un chef d’infraction qui se rapportait à une agression sexuelle se sont soldées par une absolution conditionnelle ou inconditionnelle depuis cinq ans, montrent des chiffres du ministère de la Justice.
Selon le professeur de droit criminel de l’Université de Montréal Hugues Parent, le nombre d’absolutions accordées au terme de procès pour des agressions sexuelles est toutefois appelé à diminuer avec les années jusqu’à être réservé à des cas où les gestes commis seraient plus «superficiels».
«C’est quelque chose qui va se faire. Je pense que la perception collective par rapport aux agressions sexuelles, mais également le nombre d’agressions sexuelles, est assez importante pour amener une réponse plus sévère de la part des tribunaux»
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