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Bonjour!

Je n’ai toujours pas récupéré les accès à ma page Facebook, ce qui m’oblige à prendre un petit break de réseaux sociaux. Et il s’est passé tellement de choses auxquelles j’aurais aimé réagir cette semaine!

Lesbian dating app HER tells all transphobic users to delete their accounts

HER est une application de rencontre pour femmes queer populaire à Montréal.

Après avoir été suspendue sur Twitter le jour de la visibilité lesbienne pour avoir affirmé sa solidarité avec les femmes transgenres et dénoncé les TERFs (Trans-exclusionary radical feminist), HER a demandé à toutes ses abonnées transphobes de quitter la plateforme.

“HER, an inclusive dating app which has a user base of more than 10 million, was deplatformed on Twitter on Lesbian Visibility Day for hitting back at transphobes.
Throughout the day, the app’s social media team had been responding to an onslaught of “violent messages” from anti-trans activists, who took issue with the fact HER welcomes trans and non-binary lesbians.
HER has always been a platform that is for trans women, for non-binary people and anyone who identifies as a woman. So it’s kind of absurd that we’re now getting this like vitriol coming back, saying that we’re a lesbian app that is now ‘promoting’ inclusion of trans women. It has always been since day one.”

Une amie lesbienne qui a été « mise à la porte » de l’application cette semaine en a profité pour faire son coming-out TERF sur Facebook, en majuscules, s’indignant de ne pas pouvoir utiliser une application de rencontres explicitement trans-inclusive alors qu’elle-même ne désire pas rencontrer des femmes transgenres.

J’aurais aimé lui répondre amicalement en commentaires, mais je ne suis plus sur Facebook. Voici ce que je lui aurais dit.

- Toutes les applications de rencontre ont des spécificités. Christian Mingle n’est pas fait pour les personnes athées. LeCheese: The New App for Cheese Lovers n’est pas conçue pour les personnes intolérantes au lactose. 

HER s’adresse spécifiquement à la communauté LGBTQ2SAI+ trans-inclusive. Aucune app de rencontres n’a l’obligation de répondre à tes préférences personnelles. Si être TERF est un critère important pour toi, tu as littéralement plus de chances de trouver une personne qui te convient sur une autre app de rencontres qui n’est pas trans-inclusive.

- Selon le recensement de 2021, il y a 2 830 femmes transgenres de 15 ans et plus qui habitent dans la région de Montréal.

Parmi ces 2 830 femmes, le nombre d’entre elles qui sont:

1- Lesbiennes;

2- Célibataires;

3- Dans ta tranche d’âge;

4- Abonnées à l’application HER;

Et par-dessus tout :

5- QUI S’INTÉRESSENT À TOI

est minime. 

Toutes les femmes transgenres, lesbiennes, célibataires, de ton âge, qui habitent à Montréal et qui sont sur HER ne rêvent pas de te dater. 

Mais même si tu as l’odieux de matcher sur un site de rencontre avec une femme transgenre, personne, littéralement personne (certainement pas elles) ne t’oblige à la rencontrer. Tu peux faire ce que la plupart des personnes décentes font quand un match ne leur convient pas sur les sites de rencontre : la remercier poliment pour son intérêt, clore l’échange avec respect et passer au prochain match.

C’est pas si difficile que ça de vivre ta vie sans faire chier le monde.

PLUS :

Le 25 avril était l’anniversaire de la Sanction de la Loi accordant le droit de vote aux femmes lors des élections provinciales en 1940.

Plaidoyer pour la reconnaissance juridique des féminicides

« L’Observatoire canadien du fémicide (sic) pour la justice et la responsabilisation vient de publier son rapport #cestunfémicide pour comprendre les meurtres de femmes et de filles au Canada de 2018 à 2022. On y apprend notamment que près de 200 femmes et filles sont tuées au Canada chaque année.

Dans 57 % des cas, l’accusé était un partenaire masculin actuel ou ancien et dans près d’un quart (22 %), un membre de la famille. Les meurtres de femmes et de filles impliquant des accusés masculins au Canada ont par ailleurs augmenté de 27 % depuis la COVID, soit entre 2019 et 2022.

Les femmes et les filles tuées dans les régions non urbaines du pays (45 %) étaient exposées à un risque disproportionné par rapport à leur représentation dans la population, tandis que celles tuées dans les centres urbains (55 %) étaient sous-représentées.

On y apprend aussi que 19 % des femmes/filles tuées par un accusé de sexe masculin étaient autochtones, soit quatre fois leur poids démographique dans la population canadienne (5 %). Il y a proportionnellement moins de femmes/filles tuées au Québec qu’ailleurs au Canada (soit un taux de mortalité de 0,52 contre 0,87 pour l’ensemble du Canada). »

Plus d’informations :

https://www.femicideincanada.ca/fr

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