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Statistique Canada a publié cette semaine les résultats de l’Enquête canadienne sur le revenu 2021, qui comprend une série d’indicateurs de pauvreté, comme le faible revenu, la Mesure du panier de consommation (nourriture, vêtements, transport, logement et autres dépenses de base) et la sécurité alimentaire (disponibilité, accès, utilisation et stabilité de l'apport alimentaire).

Voici quelques statistiques sur les groupes les plus susceptibles de vivre dans la pauvreté au Québec. Je vous invite à placer votre chaise le plus près du sol au cas où vous en tomberiez.

Les femmes, les familles monoparentales (en particulier les mères monoparentales et leurs enfants), les personnes seules (en particulier les femmes âgées), les personnes racisées et autochtones (en particulier les femmes) sont les Québécois.es les plus vulnérables à la pauvreté, à l’insécurité alimentaire et résidentielle.

Vous pouvez prendre le temps de vous relever du sol et de remonter sur votre chaise, on vous attend.

"Mais là, ça veut tu dire qu’il n’y a pas d’hommes blancs pères de famille pauvres au Québec, ou que toutes les femmes sont plus pauvres que tous les hommes? PARCE QUE MOI JE CONNAIS QUELQU’UN" non maudits gnochons c’est pas ça que ça veut dire.

Ça veut dire que les inégalités socioéconomiques dues notamment à la précarité d’emploi, à la détérioration des services publics, à la hausse du coût de la vie, à la charge parentale et au travail non rémunéré, à la dépendance financière et à la violence économique, à la discrimination, sont plus susceptibles d’affecter et d’affaiblir la qualité de vie des groupes sociaux Femmes/BIPOC.

Je suis capable de comprendre ça avec mon cerveau, même si je ne fais pas personnellement partie des personnes à faible revenu. Je suis aussi capable de comprendre que c’est injuste et irresponsable qu’une société aussi riche refuse de répondre collectivement aux besoins de base d’une partie des citoyens de sa «nation».

C’est gênant sérieux.

Source : Enquête canadienne sur le revenu, 2021

Revue de presse de la semaine du 30 avril

Milieu de travail : les comportements déplacés sont « monnaie courante »

Au Québec, pratiquement une personne sur deux (49 %) a observé ou subi un comportement sexualisé inapproprié ou discriminatoire en milieu de travail dans la dernière année.

Les femmes étaient deux fois plus nombreuses que les hommes à déclarer avoir subi de tels comportements (26 % et 13 % respectivement).

Dans la construction, par exemple, le harcèlement sexuel est la forme de harcèlement et d’intimidation la plus souvent subie par les femmes. Mais celles-ci, comme leurs collègues masculins, « en viennent à normaliser des situations qui seraient jugées inacceptables dans d’autres secteurs industriels », a constaté la Commission de la construction du Québec. La crainte de représailles et les difficultés d’accès aux recours contribuent aussi à la sous-dénonciation dans ce secteur.

Consulter le rapport Mettre fin au harcèlement sexuel dans le cadre du travail : Se donner les moyens pour agir

Journée de la robe rouge: «Nous sommes en crise», plaident les dirigeants

Des robes rouges seront exposées à travers le pays le 5 mai pour souligner la Journée nationale de sensibilisation aux femmes, aux filles et aux personnes bispirituelles autochtones disparues et assassinées. L’événement est devenu connu sous le nom de «Journée de la robe rouge» et les vêtements vides servent de symbole des vies qui ont été perdues.

Le rapport final de l’enquête publié en 2019 a révélé que les femmes et les filles autochtones sont 12 fois plus susceptibles d’être assassinées ou de disparaître que tout autre groupe au Canada.

Le premier ministre Justin Trudeau avait accepté les conclusions de l’enquête, selon lesquelles la crise équivalait à un génocide.

Soixante-trois pour cent des femmes autochtones ont été victimes de violence et près de la moitié ont subi des agressions sexuelles, a déclaré Statistique Canada dans un rapport l’an dernier.

Martine Biron en faveur de l’ajout du mot « féminicide » au Code criminel

La ministre responsable de la Condition féminine est en faveur de l’ajout du terme « féminicide » au Code criminel, comme le demandent des organismes de lutte contre la violence conjugale. Martine Biron sensibilisera sa vis-à-vis au fédéral cet été.

Selon l’Observatoire canadien du féminicide pour la justice et la responsabilité, les féminicides ont augmenté au Canada depuis la pandémie. En 2022, 184 femmes ont été tuées par des hommes, une hausse de 27 % par rapport à 2019.

L’opposition s’unit autour d’un projet de loi-cadre contre les violences sexuelles à l’école

La députée de Québec solidaire Ruba Ghazal a présenté officiellement le projet de loi, entourée de membres du collectif La voix des jeunes compte, qui combat les violences sexuelles en milieu scolaire.

Concrètement, l’instauration d’une loi-cadre obligerait tous les établissements scolaires, ce qui inclut les écoles primaires, secondaires, préscolaires, professionnelles et l’éducation aux adultes, à se doter d’une politique de gestion des plaintes pour agressions sexuelles. De la formation obligatoire pour tout le personnel scolaire serait également de mise.

Des « groupes de ressources » pour soutenir les jeunes qui portent plainte seraient aussi créés, a mentionné Mme Ghazal, tout comme des « montants d’argent » destinés à s’assurer d’offrir le soutien nécessaire aux écoles et aux plaignantes.

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