Revue de presse de la semaine du 13 août (Patreon)
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10 % des étudiant·es locataires partagent une chambre avec au moins deux autres personnes
La rentrée à Montréal : s’entasser dans de petits logements pour pouvoir étudier

De nouvelles données recueillies par l’UTILE démontrent qu’à Montréal 10 % des étudiant·es locataires partagent un logement d’une seule chambre avec deux autres personnes, parfois plus. Selon l’organisme, ce constat laisse entrevoir de graves répercussions sur l’accès aux études.
Pour pallier une hausse fulgurante des loyers dans la métropole, des étudiant·es partagent des logements trop petits. C’est ce que révèle une nouvelle étude de l’Unité de travail pour l’implantation de logement étudiant (UTILE) à laquelle ont participé plus de 4700 étudiant·es des niveaux collégial et universitaire.
Parmi les locataires interrogé·es, un·e sur dix a affirmé partager un logement d’une seule chambre fermée avec au moins deux autres personnes. Cette observation appuie des données de l’Institut de la statistique du Québec recueillies en 2021, qui indiquent qu’une proportion similaire des jeunes québécois vivaient dans un logement trop petit.
Lire l’étude : Le logement étudiant à Montréal
Cette semaine, François Legault déclarait sur Twitter faire de la politique «pour les jeunes».

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Les classes de maternelle sont «moins exigeantes», dit Drainville
Le ministre de l’Éducation, Bernard Drainville, souhaite que les jeunes enseignants de niveau primaire se voient « confier en priorité » les groupes de maternelle 4 ans ou 5 ans — des « classes moins exigeantes », selon lui.
« C’est des classes qui sont moins exigeantes, a dit Bernard Drainville à l’émission Puisqu’il faut se lever. Je ne dis pas qu’elles ne sont pas exigeantes, ces classes-là, mais elles sont moins exigeantes. Bon, parce que tu enseignes par le jeu, les enfants font la sieste, il n’y a pas de devoirs, tout ça. »
Selon le ministre, commencer sa carrière en maternelle 4 ans ou 5 ans « pourrait être vraiment une belle façon » pour la relève d’acquérir de l’expérience « pour que, par la suite, elle gradue, si on peut dire, vers des groupes plus complexes et plus exigeants ».
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Sondage du CALACS : 46 % des femmes répondantes victimes d’une agression sexuelle
Recueillies du 13 avril au 5 mai 2023, les données ont permis d’établir un portrait évocateur des réalités vécues par 500 résidents âgés de 16 ans et plus dans Charlevoix.
Parmi ceux-ci, 34 % ont déclaré avoir vécu une agression à caractère sexuel. Par contre, lorsque l’on regarde parmi les femmes répondantes, 46 % d’entre elles disent avoir vécu une telle agression. Du côté des hommes répondants, ils sont 22 % à avoir vécu une agression à caractère sexuel.
Parmi les types d’agressions vécues dans Charlevoix, on d’harcèlement verbal (22 %), d’attouchements non désirés (17 %), d’exposition aux parties intimes d’autrui (10 %), de réception de contenu non sollicité (9), d’espionnage dans l’intimité (6 %), d’obligation à une activité sexuelle sans pouvoir de consentement (5 %) et d’obligation à une activité sexuelle à la suite d’une menace (4 %).
Le sondage du CALACS rapporte également que « 52 % des agressions sexuelles se sont produites avant l’âge de 18 ans », dont 40 % avant 16 ans ». 74 % des répondants disant en avoir été victimes admettent qu’elles ont été commises par une connaissance.
Les militaires pourront dorénavant porter plainte pour inconduite sexuelle directement auprès de la Commission canadienne des droits de la personne
Jusqu’ici, les militaires devaient épuiser toutes les procédures internes de règlement des griefs avant de demander un examen indépendant de leur cas.
L’ancienne juge de la Cour suprême Louise Arbour avait recommandé ce changement dans son rapport de mai 2022 sur l’inconduite sexuelle et la culture toxique au sein des Forces armées.
Le changement, qui s’appliquera aux plaintes nouvelles et existantes, permettra aux militaires de demander un examen indépendant avant même d’épuiser les processus de règlement des griefs au sein de l’armée.
Dans son rapport, Mme Arbour avait souligné que seulement 42 plaintes pour discrimination fondée sur le sexe avaient été déposées par des militaires auprès de la Commission des droits de la personne entre 2015 et 2021.
Elle a suggéré que ce faible nombre pouvait s’expliquer par l’obligation d’épuiser le processus de règlement des griefs à l’interne avant de porter plainte à l’externe, comme à la Commission des droits de la personne.
Transgender women banned from women's chess events
La Fédération internationale des échecs (FIDE) a annoncé qu'elle interdisait temporairement aux femmes transgenres de participer à ses compétitions féminines.
La FIDE a déclaré que les cas individuels nécessiteraient une "analyse plus approfondie" et qu'une décision pourrait prendre jusqu'à deux ans.
De nombreuses instances dirigeantes sportives ont élaboré des politiques à l'égard des athlètes transgenres, mais le jeu d'échecs n'implique pas un niveau d'activité physique comparable.

La députée britannique Angela Eagle, qui a remporté conjointement le championnat d'échecs des filles britanniques de moins de 18 ans en 1976, a déclaré : "Il n'y a pas d'avantage physique aux échecs, à moins de croire que les hommes sont intrinsèquement plus aptes à jouer que les femmes - j'ai passé ma carrière aux échecs à entendre que les cerveaux des femmes étaient plus petits que ceux des hommes et que nous ne devrions même pas jouer.
"Cette interdiction est ridicule et offensante pour les femmes", a-t-elle ajouté.

Texas woman awarded $1.2 billion after ex-boyfriend put intimate photos in public Dropbox
Au Texas, une victime de revenge porn s'est vu accorder 1,2 milliard de dollars après que son ex eut partagé du "matériel visuellement intime" d'elle en ligne et dans des courriels adressés à sa famille, ses amis et ses collègues après leur rupture.
Marques Jamal Jackson, aurait placé les images sur plusieurs sites de médias sociaux, dans un dossier Dropbox accessible au public et sur une page d'usurpation d'identité d'un site web pornographique. Il lui aurait également dit qu'elle "passerait le reste de sa vie à essayer, sans y parvenir, de s'effacer d'Internet", selon les avocats de la jeune femme.
Selon les documents du tribunal, Jackson devra verser à la femme un milliard de dollars en dommages-intérêts punitifs et 200 millions de dollars en dommages-intérêts réels, en référence aux souffrances mentales qu'elle a subies dans le passé et qu'elle subira à l'avenir.
Martine Biron se concentre sur l’accès à l’avortement
Après avoir manifesté son intention de légiférer pour protéger le droit « sacré » à l’avortement, la ministre Martine Biron élargit ses visées pour corriger les « lacunes » d’accès à ce service, notamment à l’extérieur du Grand Montréal.
Mme Biron a rappelé que le Québec dispose de 49 cliniques d’avortement devant l’Ontario, qui en compte 26.
Malgré cela, l’accès au service n’est pas parfait et surtout à l’extérieur de Montréal, constate-t-elle. « Je vous donne un exemple, à Québec, il y a une seule clinique [d’avortement] et une femme qui appelle, c’est une attente de cinq semaines, ça fait une différence », a déploré la ministre.
Une jeune fille de 13 ans accouche après avoir été violée et s'être vu refuser l'avortement au Mississippi
Une jeune fille de 13 ans du Mississippi a donné naissance à un garçon après avoir été violée et fécondée par un inconnu - et n'a pas pu se faire avorter, selon un article du magazine Time publié lundi.
La mère de la jeune fille, qui utilise le pseudonyme d'Ashley dans le rapport, cherchait à faire avorter sa fille, mais on lui a dit que le centre d'avortement le plus proche se trouvait à Chicago, à plus de neuf heures de route de leur domicile.
La mère d'Ashley, appelée Regina dans le rapport, a déclaré au Time que le coût de l'avortement à Chicago était trop élevé si l'on tient compte du prix du voyage, de l'arrêt de travail et de l'avortement pour sa fille.
"Je n'ai pas les moyens de payer tout cela", a déclaré Regina au Time.
Ce rapport est le dernier d'une série de témoignages horribles qui ont fait surface après que la Cour suprême des États-Unis a annulé les droits d'accès à l'avortement à l'échelle nationale qui avaient été établis par le précédent Roe v Wade. Depuis cette décision, intitulée Dobbs v Jackson Women's Health Organization, 14 lois d'État interdisant l'avortement sont entrées en vigueur, selon le Center for Reproductive Rights (Centre pour les droits reproductifs).
À lire aussi : She Wasn't Able to Get an Abortion. Now She's a Mom. Soon She'll Start 7th Grade.
Le sculpteur Florent Cousineau coupable d’agression sexuelle aura droit à un second procès
Le sculpteur de 72 ans a été déclaré coupable en novembre 2021, au terme de son procès, d’avoir agressé sexuellement l’ex-petite amie d’un de ses fils. Selon la victime, dont le témoignage a été retenu par le juge de première instance, les faits sont survenus en 1986 au domicile de Cousineau, à Loretteville. L’artiste a d’abord massé la jeune femme de 19 ans avant de la pénétrer, sans son consentement selon elle. La victime a dénoncé l’agression en 2017.
En rendant son verdict, le juge avait dit ne pas croire l’accusé, dont la version recelait plusieurs invraisemblances, selon le tribunal. L’artiste affirmait que la jeune femme était consentante à la relation sexuelle et qu’elle l’avait même initiée.
L’artiste s’est vu imposer une peine de 30 mois de pénitencier à l’automne 2022.
La défense a interjeté appel du verdict et de la peine, soumettant notamment que le juge de la Cour du Québec n’avait pas analysé la question du consentement.
Une ex-étudiante poursuit l’Université St. Francis Xavier pour une agression présumée
Une étudiante qui dit avoir été agressée sexuellement alors qu'elle fréquentait l'Université St. Francis Xavier en 2022 a intenté une action en justice contre cet établissement de la Nouvelle-Écosse.
La poursuite soutient que l'Université à Antigonish a manqué à son devoir de protéger les victimes d'abus sexuels d'un étudiant athlète malgré des appels répétés à faire quelque chose.
Une déclaration affirme que l'ancienne étudiante, dont l'identité est protégée par une interdiction de publication, vivait dans une résidence du campus lorsqu'un autre étudiant vivant dans le campus l'a agressée sexuellement le 25 septembre 2022.
Omogbolahan Jegede, un ancien joueur de football de l'équipe des X-Men à l'Université St. Francis Xavier, a été accusé en avril d'avoir agressé sexuellement quatre étudiantes, dont la plaignante, en 2022 et 2023. Le procès de M. Jegede n'a pas encore eu lieu et il a choisi d'être jugé par juge et jury.
La déclaration de la plaignante indique qu'avant que des accusations ne soient portées, elle et deux autres étudiantes ont demandé aux responsables de l'Université d'interdire l'accès à l'accusé au campus. Elle a dit que l'Université lui a interdit les résidences étudiantes, mais lui a permis d'assister à des cours dans le campus et d'utiliser les installations de l'école. Une interdiction totale n'a été imposée que lorsque des accusations ont été portées plus tôt cette année.
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Les plaintes de violence contre les femmes sont récurrentes à l’Université St. F.X.
Coupable d'agression sexuelle, le policier Samuel Ducharme ira en appel
L’ancien porte-parole du service de police de Sherbrooke (SPS) a commis ces gestes sur la victime en août 2021 alors qu’il était en service comme patrouilleur.
Pour ces gestes, il était passible d’un maximum de 18 mois de prison.
Il devait revenir en cours au mois de septembre, mais voilà que le dossier ira en appel.
Rappelons que tout au long du procès et à son issu, le juge avait mentionné qu’il n’avait pas cru la version de Samuel Ducharme, qui prétendait qu’il y avait un «flirt» mutuel entre lui et sa victime.
Le dossier reviendra devant la cour le 5 septembre prochain.
Huit ans de prison pour un enseignant coupable d’abus sexuels sur des mineures
Dominic Blanchette, l’enseignant et instructeur de basketball montréalais qui a abusé sexuellement de cinq fillettes, a écopé mardi d’une peine de huit ans d'emprisonnement.
Les faits se sont déroulés entre septembre 2017 et mai 2022 alors que Dominic Blanchette travaillait dans deux écoles de l'arrondissement de Montréal-Nord.
L’accusé a profité de sa position d’autorité et de la confiance que lui accordaient ses victimes, des fillettes de 10, 11 et 12 ans, pour les abuser et les exploiter, a souligné la juge Mélanie Hébert, de la Cour du Québec, au prononcé de la sentence.
La pilule du lendemain plus efficace avec un antidouleur
Un test conduit en 1998 sur le lévonorgestrel, l’une des pilules du lendemain les plus populaires, avait permis de prouver que ce progestatif permettait d’éviter une grossesse non désirée dans 95 % des cas, pour une prise dans les 24 heures après un rapport non protégé.
Selon l’étude, sur un groupe de 418 femmes ayant reçu du lévonorgestrel avec du piroxicam – un médicament disponible sur prescription pour traiter les douleurs arthritiques et les inflammations –, une seule est tombée enceinte, soit une efficacité de 99,8 %.

