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More than 90% of the streets named after individuals are dedicated to white men

Ce n’est pas une actualité, mais plutôt un grand projet. Le site mappingdiversity.eu a examiné les noms des rues de 30 grandes villes européennes, situées dans 17 pays différents.

Plus de 90 % des rues portant le nom d'une personne sont dédiées à des hommes blancs.

Sur 52 888 rues portant le nom d'une personne, 4 779 portent le nom d'une femme, soit seulement 9 %.

Où sont passés tous les autres habitants de l'Europe?

C'est un rappel subtil mais puissant de ce que notre société valorise et de ce qu'elle ne valorise pas.

Revue de presse de la semaine du 20 août

Campagne pour des initiations sans violence sexuelle au cégep et à l’université

« Enlever son chandail, ça devrait pas valoir de points ». « Embrasser quelqu’un, ça devrait pas être un défi. »

Voilà un aperçu des slogans de la toute première campagne de prévention des violences sexuelles lors des activités de la rentrée au cégep et à l’université, dont les rites d’initiations. L’idée est de sensibiliser les étudiants aux situations à caractère sexuel qui peuvent survenir lors de telles activités de groupe, en milieu scolaire ou sportif, dont certaines ont défrayé les manchettes ces dernières années.

À partir de ce lundi, et jusqu’au 17 septembre, des affiches avec ces slogans seront bien en vue dans les établissements d’enseignement postsecondaires à Montréal, ainsi que dans les stations de métro et sur les abribus à proximité de ceux-ci, affirme l’organisme à but non lucratif et instigateur de la campagne, le Collectif social.

Celui-ci a choisi de cibler la « zone rouge », soit la période qui couvre les deux premiers mois suivant la rentrée des classes, lors de laquelle sont commises plus de la moitié des agressions sexuelles en milieu postsecondaire.

Crimes sexuels dans le sport scolaire : la ministre Charest veut s’attaquer aux « brèches dans le système »

Au lendemain de la parution d’un rapport-choc s’en prenant aux mécanismes insuffisants de vérification des antécédents dans le sport scolaire, la ministre responsable du Sport, Isabelle Charest, s’engage à déposer cet automne un projet de loi donnant « plus de pouvoir et de capacité d’agir » à l’Officier des plaintes.

Elle réagissait ainsi à un rapport de la Direction des enquêtes du ministère de l’Éducation, révélé jeudi par Le Journal de Montréal, selon lequel au sein de Basketball Québec, notamment, « la seule vérification se limite à une vérification des antécédents judiciaires pour toute personne qui désire être affiliée » à la fédération.

Ce rapport avait été commandé en 2022, dans la foulée d’un reportage de l’émission J.E faisant la lumière sur des allégations de violences physiques, de harcèlement psychologique et d’agressions sexuelles à l’endroit de l’entraîneur de basketball féminin Danny Vincent. Au fil des années, plusieurs joueuses de basketball auraient subi des abus de la part de celui qui a été entraîneur à l’école secondaire du Rocher à Shawinigan, au cégep Édouard-Montpetit et au collège Montmorency.

Une pétition canadienne qui demande la gratuité de la contraception sur ordonnance fortement appuyée au Québec

Des milliers de Canadiens exigent la gratuité des contraceptifs d’ordonnance partout au pays dans une pétition, une idée qui reçoit beaucoup d’appuis au Québec pour éviter des grossesses non désirées.

Lancée par une médecin de Calgary, la pétition a récolté plus de 9000 signatures depuis la fin juillet. La missive propose la création d’une politique fédérale qui assurerait la gratuité des contraceptifs d’ordonnance (pilule contraceptive, stérilet, etc.) partout au Canada. Les contraceptifs en vente libre, comme le condom, seraient exclus.

Dans la pétition fédérale, on souligne que des études ont démontré que chaque dollar investi dans l’accès universel à la contraception engendre jusqu’à neuf dollars d’économies.

Surtout, cette mesure permettrait de réduire le nombre d’avortements. Chaque année, plus de 20 000 Québécoises mettent fin à une grossesse, un service couvert par le régime public. Selon la FQPN, environ la moitié des grossesses sont imprévues chaque année.

Par ailleurs, en cette période d’inflation, beaucoup de femmes ont du mal à se payer une contraception chaque mois, qui peut coûter jusqu’à 15$ malgré la couverture d’assurances.

Signez la pétition ici

Michael Jackson : les poursuites pour abus sexuels relancées en appel

Dans une décision rendue vendredi, la cour d'appel de Californie a relancé deux actions en justice contre la société de production de Michael Jackson. James Safechuck et Wade Robson accusent tous deux le chanteur d'avoir abusé d'eux pendant de nombreuses années lorsqu'ils étaient enfants.

Safechuck et Robson avaient intenté une action contre la société MJJ Productions, mais leurs poursuites ont été rejetées en 2021 par un juge de la Cour supérieure qui avait estimé que la société n'avait aucune obligation légale de protéger qui que ce soit contre MJ.

Les plaignants, qui apparaissent tous deux dans le documentaire Leaving Neverland(2019), affirment que les sociétés de MJ n'ont pas réussi à les protéger contre les abus présumés de ce dernier.

Violée il y a 30 ans, elle poursuit la Ville de Québec pour négligence

Une femme violée à la pointe d'un couteau il y a près de 30 ans reproche au Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) une série d'erreurs dans le traitement de son dossier, qui l'ont entraînée dans un état de choc.

La victime vient d'intenter une poursuite de 100 000 $ contre la Ville de Québec, reprochant à son service de police d'avoir fait preuve de négligence et d'avoir mené une enquête bâclée.

La poursuite affirme que l'enquêteur Chouinard aurait expliqué à la victime que son dossier avait été associé à un suspect en 1995. Toutefois, les enquêteurs se seraient rendu compte qu'il ne correspondait pas au profil des résultats de sa trousse médico-légale.

À la suite de ses rencontres avec les membres du SPVQ, le dossier de la demanderesse est réouvert; l'enquête a repris, plus de 27 ans plus tard, affirment ses avocates dans le document judiciaire.

Woman fined for fighting back ‘too much’ during sex attack

Une femme a été condamnée à une amende pour s'être trop bien défendue contre un homme qui l'avait agressée sexuellement.

Milica Živković s'est présentée au tribunal en tant que victime, mais le juge lui a donné une tape sur les doigts pour avoir "dépassé la nécessité de la légitime défense".

Milica a déclaré : "Il m'a attrapé le menton... puis il m'a attrapé par ma partie intime (le bas du corps).

Pour me défendre, je l'ai frappé avec un poing fermé puis ouvert, ce que j'ai appris en m'entraînant au kickboxing pendant quatre ans.

Elle ajoute : "Dans ces moments-là, on ne peut que penser au pire. Mais je me suis battue du mieux que j'ai pu et, bien sûr, je l'ai mis KO. Au tribunal, Milica a été condamnée à une amende de 82 euros pour avoir "outrepassé la nécessité de la légitime défense" et pour avoir "porté atteinte à l'ordre public et à la paix.

Quant à son agresseur, il n'a dû payer que 370 euros avant d'être libéré.

Affirmation de genre : les mastectomies ne génèrent aucun regret

Une étude portant sur des patients transmasculins entre 1990 et 2020 démontre que la mastectomie ne génère presque aucun regret.

L'étude publiée dans le JAMA Surgery visait à déterminer comment les patients ayant subi une mastectomie se sentaient par rapport à leur décision des années après.

L'étude a révélé une réponse extrêmement positive - la note médiane de satisfaction était de 5 sur une échelle de 5 points, soit la note la plus élevée possible. Le score médian de regret de la décision était de 0,0 sur une échelle de 100 points, où les scores les plus bas signifient moins de regret.

Aucun patient n'a subi de procédure d'inversion.

Lire l’étude : Long-Term Regret and Satisfaction With Decision Following Gender-Affirming Mastectomy

Des conservateurs militent pour un encadrement des transitions de genre des mineurs

Alors que des premiers ministres provinciaux conservateurs modifient les règles concernant l'utilisation des pronoms non genrés dans les écoles, des militants de la base conservatrice fédérale souhaitent que le parti de Pierre Poilievre s'engage plus à fond dans le débat.

Une proposition soumise aux instances du Parti conservateur du Canada (PPC) en vue du congrès, en septembre à Québec, suggère qu'un gouvernement conservateur interdise les interventions médicales ou chirurgicales qui altèrent la vie pour les personnes mineures qui souhaitent faire la transition de genre.

Une mesure qui, selon de nombreux professionnels de la santé, parents et défenseurs des jeunes LGBTQ+, les expose à un risque accru de suicide et de dépression.

Stérilisation forcée : action collective autorisée pour les femmes atikamekw

La Cour supérieure a autorisé une action collective pour les femmes Atikamekw qui auraient subi une stérilisation forcée, rapporte La Presse Canadienne.

Les deux demanderesses dans ce dossier disent représenter toutes celles qui ont subi une stérilisation forcée. Elles allèguent que trois médecins ont transgressé des dispositions de la Charte des droits et libertés du Code civil.

Elles réclament des dommages compensatoires et punitifs pour les femmes qui ont suivi des stérilisations forcées ainsi que leurs proches. Les femmes affirment toutes deux avoir subi une ligature des trompes forcée au terme d’un cinquième accouchement.

Une femme enceinte sur cinq subit des maltraitances médicales aux États-Unis

Une Américaine sur cinq subit des maltraitances médicales durant sa grossesse ou son accouchement, selon une nouvelle étude des autorités sanitaires mardi, qui met de nouveau en lumière la situation de crise concernant le suivi des femmes enceintes aux États-Unis.

Parmi les maltraitances les plus communes rapportées: essuyer un refus ou être ignorée après avoir demandé de l'aide, se faire crier dessus ou réprimander, voir son intimité physique violée, être menacée de ne pas recevoir un traitement ou d'être forcée à en recevoir un que l'on ne veut pas.

Cette étude publiée par les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence sanitaire fédérale aux États-Unis, a interrogé quelque 2 400 femmes de 18 ans et plus, à propos de la grossesse de leur premier enfant.

Elle montre que les femmes noires étaient les plus susceptibles de subir des mauvais traitements (30% d'entre elles), suivies de près par les femmes hispaniques (29%) -- contre 18% des femmes blanches.

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Comments

Patricia D

J'en reviens juste tellement pas, l'histoire de l'amende pour cette défendue. C'est tordu à souhait. 😱