Accoucher seule dans un boisé au Québec en 2023 (Patreon)
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Une jeune femme itinérante a accouché seule dans un boisé de Gatineau, et une autre femme itinérante est sur le point d’accoucher dans un campement.
Évidemment, la question sur toutes lèvres en ce moment est : « comment c’est possible qu’une femme enceinte ne reçoive pas de services sociaux, de santé et d’accompagnement, au Québec, en 2023 ? »
Joking, la question sur toutes les babines de Twitter, c’est plutôt : « C’est tu sa faute à elle ? »

Pourquoi elle ne se protégeait pas? Pourquoi elle s’est pas faite avortée? Elle était tu toxicomane? Elle était tu immigrante?
Voici ce que dit l’Observatoire canadien sur l’itinérance au sujet de la santé sexuelle et reproductive des femmes sans domicile fixe :
« Bien que la santé reproductive soit une préoccupation universelle, certains groupes sont confrontés à des inégalités dans l'accès aux soins de santé. Le statut socio-économique, le niveau d'éducation, l'âge, l'appartenance ethnique et la religion peuvent tous avoir une influence sur la manière dont les individus maintiennent leur santé reproductive. Par conséquent, les personnes sans domicile qui sont économiquement marginalisées n'ont souvent pas accès au soutien, aux ressources et aux informations dont elles ont besoin.
Les difficultés associées à l'absence de chez-soi sont considérables et comprennent le manque de nourriture, d'abri, de soins de santé, de soutien à la santé mentale et d'autres ressources vitales. Les personnes en situation d'exclusion liée au logement qui ont leurs règles doivent en plus gérer leurs menstruations, un événement mensuel inévitable et coûteux. En plus de la stigmatisation qui entoure la menstruation, les femmes, les hommes trans et les autres personnes sans domicile qui ont leurs règles manquent souvent d'un soutien qui les aiderait à atténuer bon nombre de leurs problèmes. Le maintien de l'hygiène menstruelle est une question de dignité, mais elle est également cruciale pour éviter de nuire à la santé reproductive et gynécologique.
Les taux de grossesse sont également beaucoup plus élevés chez les jeunes sans domicile que dans la population générale. L'adversité de la vie dans la rue signifie que les jeunes sont exposés à une activité sexuelle accrue avec plus de partenaires et à une exposition accrue aux IST.
Tout comme les produits d'hygiène menstruelle, les méthodes de contraception sont souvent coûteuses et difficiles à obtenir.
Les personnes sans domicile, en particulier les jeunes femmes impliquées dans le commerce du sexe, courent un risque accru de contracter des maladies sexuellement transmissibles, notamment l'hépatite, la chlamydia, la gonorrhée et l'infection par le VIH. En outre, les hommes et les femmes en situation d'exclusion liée au logement sont plus exposés aux maladies en raison de la consommation de drogues injectables, de la multiplicité des partenaires sexuels et des rapports sexuels non protégés. »
Pour plus d’informations :
Dossier noir de l’itinérance des femmes
Portrait des femmes en situation d’itinérance : de multiples visages
Revue de presse de la semaine du 3 septembre
Québec renonce au préfabriqué pour la construction de 43 nouveaux CPE
Les nouveaux bâtiments devaient accueillir chacun entre 52 et 99 enfants. Au total, cette nouvelle vague de construction de CPE devait permettre de créer 3214 nouvelles places rapidement, au coût de 125 millions $.
Rappelons que la CAQ s’est engagée à créer 37 000 nouvelles places subventionnées d’ici 2024-2025.
Voici les conséquences du manque de places actuel en garderie : les parents, en écrasante majorité des mères, doivent sacrifier leurs sources de revenus.

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Violences sexuelles et justice
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Durant les cinq premiers mois de l’année, 20 enseignants ont été sanctionnés en raison d’inconduite sexuelle, une hausse considérable comparée aux années précédentes.

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