Sumimasen... Turbo ? (Patreon)
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C’est en pressant le pas dans l’escalator qu’on a eu l’idée. Puis on a rejoint Greg, on lui a dit, il a pouffé de rire ; l’affaire était entendue. On aime accélérer, que voulez-vous.
On pressentait avec les retours des gens que notre trio insufflait un certain état d'esprit, qu’une amitié de plus de 25 ans, ça ne s’imite pas vraiment, ou alors difficilement. On aime les jeux vidéo, on ne peut pas s’en empêcher, et comme vous, on y jouera sans doute jusqu’à notre dernier souffle. Mais en parler, c’est aussi une passion qui nous anime, et qu’on a essayé de transmettre dans la presse pendant un quart de siècle. Et c’est une moyenne.
Quoi qu’il arrive, nous souhaitions maintenir ce lien un peu spécial. Chacun a sa motivation. Et en premier lieu Hubert qui kiffe ça. Vraiment, il adore ça au premier degré. Sans lui, la tâche de se réunir aurait été beaucoup plus difficile, et aussi beaucoup moins fun. Il est le maître d'œuvre de nos émissions, et plus il est avec nous, plus on est heureux.
C’est comme ça qu’on s’est réunis plusieurs fois pendant les fêtes. On avait envie de reformer le trio en préservant le même feeling, tout en montant quelque chose de différent. On a fondé une société à trois, Guard Punch Kick, ce qui correspond pile poil à nos initiales, pour faire les choses le plus proprement possible, avec une structure, un micro-capital symbolique, et même un comptable qui saurait gérer la paperasse. L’idée étant d'abord de pérenniser l’émission pour qu’elle puisse se poursuivre même en cas de coup dur.
A la base, nous avions prévu de faire une émission “à froid”, filmée en studio et montée avant sa mise en ligne. C’était sans compter la présence d’esprit de Gozulting, qui nous a conseillé de lancer un live pour annoncer le projet ; c’était tellement simple qu’il fallait des pros pour nous mettre sur la voie. D’autant que quand on y pense, on a rarement été en live tous les trois, à part sur les salons comme Japan Expo, Polymanga, ou l’inoubliable intervention au Tokyo Game Show.
Un principe assez excitant sur le papier, encore fallait-il le concrétiser. En croisant les agendas, on a compris que le 6 janvier serait jouable, même si cela demandait d’enclencher triplement le turbo pour être à l’heure sur l’habillage, le générique - et se synchroniser avec notre parrain de cœur, At0mium, pour ce numéro 0 (et pas Type-0, même si Puyo a beaucoup insisté). Le sujet était tout trouvé, lui : avec tout ça, on avait une sacrée envie de dresser un bilan de l’année écoulée, un exercice qu’on adore (et qui vous a visiblement plu). Après l’heure, c’était plus l’heure. Le bilan aurait eu moins d’intérêt.
Course contre le Chrono
Les jours se sont alors enchaînés très vite, au gré de réunions, signatures, convos à distance, agendas à caler. Imaginer les paliers, leur donner un nom et des objectifs, configurer les Discord, taffer sur l’icono avec nos amis communs, crafter un PowerPoint pas trop dégueu pour le jour J… Heureusement, nous avons pu compter là encore sur de multiples coups de main pour gambarer.
Le design du logo est ainsi venu de Vincent Montagnana, un ami commun dont on peut dire le nom cette fois. Designer chevronné de couvertures de manga, de bouquins et à l’occasion illustrateur d’émissions de télé, il nous a fait quelques propositions en des temps records. L’idée était de garder deux éléments très différents, en deux typos bien distinctes.
La musique du générique a non seulement été composée à la vitesse de la lumière, mais aussi en famille, grâce au concours de Midi Music, ni plus ni moins que le cousin de Puyo ; bonjour le népotisme ! Que voulez-vous, il fallait bien que ces années passées à disséquer les Consoles+ le soir du 31 ou à squatter les consoles pour du Warsong / Guardian Heroes / Phantasy Star Online se concrétisent enfin. Et si vous lui trouvez des accents de Shunsuke Kikuchi, c’est tout à fait normal, puisque c’était totalement la direction assumée. Voici d'ailleurs la version longue :
https://www.youtube.com/watch?v=owBQg2H3tzI
On s’est aussi rendu compte que malgré les myriades de photos que nous avons prises tous les trois depuis 20 ans, pas une seule ne pouvait faire office de header comme disent les pros du YouTube-jeu. Et même quand on essaye de les faire exprès, il y a toujours des exigences reloues. Du coup, Aude Boyer, @uzai_gaijin sur Instagram, nous a tiré le portrait. Un grand merci pour sa patience et sa disponibilité.
Quant au titre de l’émission, il est le fruit d’un brainstorm d’une rare intensité, avec l’envie de trouver un intitulé japonais mais pas trop, facile à capter mais surtout très absurde, bref, un nom qui nous ressemble. Puyo a bien essayé de placer un Notice Me Senpai très vite rejeté, on a même listé des trucs très nuls comme Triple Dragon (mon dieu), Menu C7 (mon dieu), Chotto matte (imbitable). Et avec le recul, on s’est rendu compte que Daron Quest n’aurait pas été une si bonne idée. Quant à Pépés Manga… Finalement, le Sumimasen suggéré par Gautoz a fait tilt (enfin il disait Surimimasen, mais l’idée y était), et le Turbo soufflé par une amie commune a achevé le travail. C’était débile et référencé comme on le souhaitait.
未来へ*
Mais assez parlé de la genèse de l’émission. L’heure est surtout venue de vous adresser nos remerciements les plus chaleureux pour l’accueil que vous nous avez réservé depuis le 6 janvier dernier. On hallucine encore un peu, et honnêtement, si on nous avait dit en fin d’année dernière qu’on serait à deux doigts de repartir couvrir un Tokyo Game Show en 2023, on n’y aurait pas cru. C’est pourtant ce qui devrait avoir lieu si tout se passe according to keikaku, et on a déjà hâte d’y être, sans la pression du chrono, juste le plaisir d’en faire le maximum pour votre bon plaisir (bon ok, et aussi un peu le nôtre).
Ah, et tant qu’on y est : la date de la prochaine émission est déjà calée, les sujets aussi, le lieu de tournage validé, bref, plein de choses qu’on vous reprécisera dans une vidéo de remerciements bientôt en ligne et montée comme toujours par l’incroyable Hubert. D’ici là, d’autres textes devraient arriver, et on planche sur l’habillage de SUMIMASEN COMBO, l’émission Let’s play validée avec le deuxième palier. Otsukare!
P+K
* vers le turfu