La pandémie a accentué l’effacement des femmes dans les médias (Patreon)
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« Déjà sous-représentées dans la presse, les femmes ont été largement évincées des plateaux et des sujets d’actualité lors de la pandémie. Les stéréotypes sexistes et les violences de genre restent minimisés. Un constat effarant dressé par une étude internationale.
Le Global Media Monitoring Project évoque même une pandémie fantôme : « Seules 6 nouvelles sur 100 concernent le harcèlement sexuel, le viol et l’agression sexuelle contre les femmes, ce qui risque de normaliser la violence fondée sur le genre. »
Selon le rapport du Global Media Monitoring Project, le Canada se classe au 24e rang sur 156 pays dans l'Indice mondial de l'écart entre les sexes de 2021; une baisse par rapport à 2020, où il se classait 19e sur 153 pays.
Les Canadiennes en 2021 ne représentaient que 31 % des sujets dans tous les journaux, radios et les nouvelles télévisées, et 38 % des nouvelles sur Internet et des tweets d'information. Il s’ajout tout de même d’une amélioration de 4 % par rapport au résultat de 2015.
Plus d'hommes sont encore cités ou entendus dans les médias, en particulier à la radio (81 %)
et dans les médias imprimés (70 %). 41% des sujets et sources des informations télévisées sont des femmes, 38 % sur sites d'actualités et 37 % des tweets d'actualités.
Lisez le rapport sur le Canada ici : Global Media Monitoring Project Canada report
Revue de presse de la semaine du 24 janvier :
Le droit des Québécoises à la santé est en jeu
« Dans les 17 régions du Québec, les groupes de femmes nous rapportent des cas montrant que le réseau de la santé arrive difficilement à prendre en compte l’aspect multidimensionnel des femmes. Par exemple, au sein d’une ressource en santé mentale, une femme rapporte la violence vécue dans un contexte conjugal. Celle-ci se fait blâmer et répondre que son trouble de santé pourrait être la cause de cette violence. Elle est réduite à une seule chose : son état mental. Il en est de même pour une femme confrontée à la grossophobie au sein du réseau. Ses enjeux de santé sont le plus souvent réduits à son poids. Une autre femme voit sa situation médicale banalisée en raison d’un préjugé quant à la plus grande tolérance des femmes noires à la douleur. Cela entraîne des délais dans son diagnostic.
Ces attitudes bien réelles causent des souffrances physiques et psychologiques aux femmes qui les subissent et affectent leur accès à des soins de qualité. L’an dernier, la mort de Joyce Echaquan a mis un visage sur cette forme de violence pernicieuse commise dans ou par une institution. Cette violence institutionnelle met particulièrement en danger la santé et la vie des femmes autochtones, dont plusieurs vivent en situation de vulnérabilité sociale, et de nombreuses autres femmes vivant à la croisée des oppressions. »
Québec doit des dizaines de milliers de dollars aux infirmières
« Des infirmières de partout dans le réseau attendent depuis des mois le paiement de plusieurs milliers de dollars d’ajustement salarial rétroactif et de primes COVID ».
Pourquoi il faut toujours se battre ? On en perd le fil, on ne sait même plus les sommes qui nous sont dues, c’est beaucoup de frustration.
- Michèle Lafond, infirmière auxiliaire au CISSS de Lanaudière
Quelques exemples de montants dus à travers la province :
- CIUSSS de la Capitale-Nationale : Les montants forfaitaires de 200 $ et 2000 $ de l’arrêté 2021-085 sont impayés depuis septembre.
- CISSS de Lanaudière : La prime spécifique de soins critiques en natalité allant jusqu’à 7 % demeure impayée, et aucune date n’est envisagée.
- CISSS de l’Outaouais : La prime spécifique de 3,5 % est impayée.
- CIUSSS de l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal : Des dossiers liés la prime d’assiduité de 1000 $ offerte en 2020 sont encore en suspens.
Williams Lake : 93 tombes non marquées potentielles près de l’ancien pensionnat
« Nous avons entendu des histoires de torture, de viol et d'agression sexuelle systémiques, a déclaré Willie Sellars, le chef de la Première Nation de Williams Lake, en faisant référence aux nombreux témoignages de personnes ayant été envoyées au pensionnat lorsqu'elles étaient jeunes.
Ce voyage a conduit notre équipe d'enquête dans les recoins les plus sombres du comportement humain. »
Pédocriminalité dans l’Église: le Vatican défend Benoît XVI
Selon le rapport indépendant, Benoît XVI, qui avait renoncé à sa charge en 2013, n’a rien entrepris pour écarter quatre ecclésiastiques soupçonnés de violences sexuelles sur mineurs dans l’archevêché de Munich et de Freising, qu’il a dirigé entre 1977 et 1982.
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